16 – JE NE SUIS PAS LA POUR ETRE AIME (de Stéphane BRIZE, avec Patrick CHESNAIS, Anne CONSIGNY, Georges WILON)

Un homme à la vie triste (travail difficile (huissier de justice), avec un père acariâtre, pas de vie sentimentale) s’inscrit dans un cours de Tango Argentin.
Sa vie qui en était au point mort sentimentalement s’en retrouve bouleversée. Ou comment retrouver le goût de vivre en poussant la porte d’un cours de tango. 

17 – L’ACROBATE (film de Jean-Daniel POLLET avec Claude MELKI et Guy MARCHAND).

Léon est un garçon de bains complexé, qui n’a aucun succès auprès des femmes et n’a pas davantage de chance avec les clientes du sauna qui le repoussent lorsqu’il leur fait des avances. Son grand amour est une prostituée dont il voudrait devenir l’unique client. Léon se décide un jour à prendre exemple sur son ami Ramon, grand séducteur et danseur de tango. Il s’inscrit à un cours de danse et se découvre un talent pour le tango, se révélant très doué…Avec Fumée, la prostituée dont il voudrait devenir l’unique client, il collectionne les premiers prix aux concours de danse.
Réalisé par Jean-Daniel Pollet, L’acrobate est une comédie douce-amère. C’est un classique à voir absolument si vous aimez ces films français des années 70. Claude Melki y fait un grand numéro d’acteur irradiant l’écran de sa présence. . Il est drôle, maladroit, et touchant à la fois. Avec des scènes de danse réussies.
En voyant l’interprétation de Claude Melki, qui a été comparée aux interprétations de Buster Keaton, on peut d’ailleurs penser qu’il a pu dû être une source d’inspiration pour Gad Elmaleh dans la maitrise de sa gestuelle.
Le jeu de l’acteur est formidable et renforce le côté poétique du film de Pollet. Le film est une vraie réussite, transpirant un véritable amour du cinéma ainsi que de la musique et de la danse. Dans ce film , le mouvement est filmé magistralement, notamment dans les nombeux tangos qu’effectue Léon, les scènes de danse sont donc très réussies.
On notera que Pollet s’intéresse à des personnages qui sont relativement marginalisés par la société, à l’instar de l’amie de Léon, qui se trouve être une prostituée, ainsi que de Léon qui travaille dans un sauna et salon de massage et qui va donc tenter, par le biais du tango, de fréquenter des jeunes femmes.
La distribution du film est excellente : on retrouve, outre Claude Melki, Guy Marchand, Laurence Bru et Micheline Dax.
C’est un film unique, un film pétillant, un film à voir, si ce n’est déjà fait. Comme toujours, avec le couple Pollet Melki, il traite de la solitude mais pas du tout dans l’esprit souvent  « peu aérien » des courts-métrages. Dans son enfermement, le héros trouve une porte de sortie, le tango. Grâce à cette danse, il quitte la terre et le film avec lui devient aérien. Nous volons. Tout devient ballet, même le balai. Deux authentiques professeurs de tango (de tango non argentin, George et Rosy) transmettent avec simplicité l’amour du métier authentique. Vrai… simple…. et pour ceux qui dansent.. un régal..  Un très bon moment qui donne des frissons dans les gambettes.
Enfin, chaque mot porte : il faut entendre Guy Marchand demander « Alors Léon, ça va ? » pour saisir que la poésie ne tient qu’à ces petits riens que Pollet porte en triomphe pour notre plus grand bonheur… Champagne, parce que nous ne sommes vraisemblablement pas prêts d’en revoir un comme celui là!

18 – PARFUMS DE FEMME ou « PROFUMO DI DONNA » (de Dino RISI, avec Vittorio GASSMAN, Alessandro MOMO, Agostina BELLI)

= un chef d’oeuvre de Dino RISI avec Vittorio GASSMAN dont « le temps d’un week-end » avec Al PACINO est en fait le remake

19 – INDOCHINE (France 1992, film de Régis WARGNIER, avec Catherine DENEUVE)

Catherine Deneuve y évoque, dans une courte chorégraphie avec Linh Dan Pham (également une femme), le côté socialement rebelle du Tango.

http://www.youtube.com/watch?v=97Esl2LedIg

C’est du tango de salon, rythme et gestuelle vite-vite-lent…

20 – EVITA (Etats-unis 1996, Film d’Alan PARKER avec MADONNA, Antonio BANDERAS)

La vie d’une jeune roturière qui devient la femme la plus célèbre et importante d’Argentine. Séquence de danse d’Antonio Banderas.

Honnêtement, à mon sens pas grand grand chose à voir au niveau des scènes de danse (de tango évidemment), mais le film (d’Alan PARKER) est absolument passionnant.

21 – CHICAGO? (de Rob MARSHALL, avec Catherine ZETA-JONES, Renée ZELLWEGER, Richard GERE)