UN FESTIVAL LITTERALEMENT « AU BOUT DU MONDE »

29 juin 2005

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OU LE « PITCH » D’UNE INTRODUCTION D’UN SPECTACLE-DEMONSTRATION AU FESTIVAL « AU BOUT DU MONDE »,

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Festival organisé par l’association « Au Bout du Monde », au PALAIS DES CONGRES D’ISSY-LES-MOULINEAUX, doté d’une superbe salle de 1100 personnes.

 

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NOIR COMPLET SUR SCENE

 

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La musique s’élève, musique des milongas de Buenos Aires, le superbe « EL FLETE » joué par l’orchestre de JUAN D’ARIENZO

« Mesdames et Messieurs,

(assistance figée)

Nous allons essayer de vous dévoiler une représentation de tango argentin authentique,

un tango des bals et milongas argentines ou du monde entier,

improvisé, qui n’est pas le tango de scène, chorégraphié,

mais qui comporte aussi, quand l’espace ne lui est pas trop compté,

ces pas, figures et ornements, ces éléments liés et naissant de l’improvisation,

qui attisent le regard, fascine danseurs … et spectateurs.

LA SCENE S’ECLAIRE (en tout cas aurait du s’éclairer!)

Claudia et Eric (cad moi-même) sur scène

Claudia en train de finir de se changer

« La scène du bal étant l’endroit où se joue un premier cérémonial,

de transformation, où la danseuse achève de … se transformer en changeant ses … pataugas pour ses chaussures à talons,

et où la première quête, toute du regard, … est celle … du danseur ou de la
danseuse idéal ».

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Début du spectacle (dansé) à proprement parler

1 – « QUE FALTA QUE ME HACES » (Miguel Calo, Alberto Podesta)

Danseurs: Claudia et Eric, Claudia puis Sophie et Jean-Paul

« Que falta que me haces », traduction littérale: « qu’est ce que tu me manques »

Un des morceaux les plus beaux et prenants du répertoire tango joué par l’orchestre de Miguel Calo, chanté par Alberto Podesta, un tango chanté mais puissant, qui saisit le spectateur et/ou auditeur averti ou non averti, un tango aux faux-airs de James Bond (sic) pour commencer.

Les spectateurs étaient parait-il pris et subjugués par l’atmosphère si particulière dans laquelle ils débarquaient quasiment à leur insu (seule une surprise avait été annoncée).

2 – « MILONGA BRAVA » (milonga de Francisco Canaro)

Danseurs: Sophie et Jean-Paul, puis Claudia et Eric

Une milonga pimpante et rythmée de Canaro, de celle qui vous donne des démangeaisons dans les jambes, même si vous aimez moyennemment la milonga.

INTERMEDE SAISISSANT sur « STAN » d’EMINEM!

Histoire de se donner le temps de récupérer après la milonga, une cortina (intermède)

sur un superbe morceau aqueux et cristallin d’EMINEM, « STAN », 1 minute 40, les 100 premières secondes,

le temps de passer dans 3 atmosphères différentes et si prenantes

avant LE morceau

3 – « A EVARISTO CARRIEGO » (Osvaldo Pugliese)

Danseurs: restent sur scène Claudia et Eric

Que dire de ce morceau si ce n’est qu’il est un des plus beaux morceaux du répertoire, épique et vertigineux quand le bandonéon élève sa plainte.

Du supplément d’âme garanti pur jus par…

… MONSIEUR Osvaldo PUGLIESE

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of course…

4 – « ZUM » (également joué par Osvaldo Pugliese)

Danseurs: leur succèdent Sophie et Jean-Paul

Un morceau de Piazzolla revisité avec bonheur également par Pugliese, toujours lui (et ses suppléments d’âme ;-)),

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dont on peut même dire que la version est meilleure que celle de l’orginale de Piazzolla.

5 – « OLGA » (valse d’Alfredo de Angelis)

Danseurs: Claudia et Eric, puis Sophie et Jean-Paul

Une valse si entraînante du Prince des Valses, Alfredo de Angelis, 2’22″ de plaisir.

6 – Puis le FINAL sur

« LA CUMPARSITA » d’Anibal Troilo

Anibal Troilo, el Gordo (le gros), le mythe, « énorme »,

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mais aussi el Pichuco, à la fois le fils et l’enfant prodige des argentins,

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avec des morceaux au bandonéon, une plainte au bandonéon … et un bonheur pour qui celui ouvre (grand) ses oreilles.

molto apploase (applaudissements bien sûr), saluts, courbettes (rapides parce qu’on doit enchaîner, à la fois le Festival ainsi que nous),

puis retour et passage éclairs dans les loges du Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux » dans lequel Sophie a déjà joué je crois, de mémoire « le Dindon de Feydeau »

et on enchaîne direct, quelques minutes plus tard, sur …

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… Puis le COURS D’INITIATION … MEMORABLE … :-))

Le COURS D’INITIATION qui a donc suivi quelques minutes après, les spectateurs étant venus à plus d’une centaine, et étaient littéralement … survoltés.

Pour la petite histore, encore sous l’impression assez forte du spectacle que nous venions de terminer,

nous avions TOUS oublié (exceptée Isabelle, l’amie de Jean-Paul) les petits papiers pour les cours,

que n’ont pas manqué bien entendu de nous réclamer, parfois presque en suppliant pour certains, les à la fois spectateurs et auditeurs de ce surprenant (dans le déroulement) dyptique spectacle-cours d’initiation.


– Eric MOQUARD

NB: Dans cette sous-partie « le Tango, la Danse », on pourra également voir les pages suivantes:

Danse