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CHAMPIONNATS (DU MONDE) OR NOT CHAMPIONNATS DU MONDE…?

« DE QUOI REFLECHIR UN PETIT PEU »

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écrit dans le cadre d’une newsletter courant juin 2006

1ère actualisation le 5 mai 2007

2e actualisation le 11 novembre 2009

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EXTRAIT D’UNE NEWSLETTER DATANT DE JUIN 2006

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« DEBUT DE LA NEWSLETTER« 

Suite à 2 mails que j’ai reçus la semaine derniere et il y a 2 semaines d’une association de tango de la Rochelle qui semble assez active.

1ER MAIL

« Comme vous le savez, cette année, certaines Associations organisent les Présélections Françaises pour le Championnat Mondial de Tango de Buenos Aires….
Il y a, bien entendu, beaucoup de polémiques et de résistance autour de cet événement….

Ici, à La Rochelle, nous organisons une étape des Présélections, et en sommes fiers car nous pensons que grâce à cet événement, nous allons pouvoir donner NOTRE VISION du tango et contribuer ainsi à changer l’image que certains ont du tango:

NON, le tango n’est pas et ne sera jamais codifié,
OUI, le tango de Scène peut être artistique et garder une âme, transmettre une émotion….

OUI, si nous nous solidarisons tous, le tango argentin évoluera dans une belle direction et gardera sa force et son intensité!

Si vous êtes d’accord avec ce point de vue et si vous gardez votre ligne de conduite, il n’y a aucune raison d’avoir peur d’un tel Championnat.

Au contraire, nous devrions nous réjouir car cela va faire perdurer le Tango Argentin et par là, nos associations!

Nous lançons par la même occasion un appel aux tangueros qui voudraient bien s’inscrire au Championnat, et venir nous soutenir dans notre démarche….

Un grand Merci à tous d’avance,
et que le Tango Argentin continue à nous faire VIBRER…..

Adrian y Amanda
06 68 72 27 27 / 05 46 67 00 55
Cie TOCA TANGO / LA ROCHELLE
PS: ci-joint la plaquette du stage et le bulletin d’inscription au championnat….. »

FIN DU 1ER MAIL


2E MAIL

« Chers tangueros,

Nous nous permettons de vous réécrire car il nous semble que vous n’ayez pas bien compris notre démarche…
Comme vous le savez, il y a toute une polémique autour du Championnat de Tango Argentin qui se déroule à Bs As.
Cet événement est organisé par le gouvernement argentin et réunit 400 couples du monde entier.
C’est une énorme machine qui véhicule l’image du tango dans le monde entier, contre laquelle on ne peut pas lutter.
Plutôt que de critiquer, il nous est apparu intéressant d’y participer dans l’optique de faire changer la mentalité du championnat.

Le gouvernement argentin a sollicité Augusto Siancas pour mettre en place les pré-sélections françaises.

A la suite de la finale se deroulant au Théâtre de Chaillot, 2 couples partirons à Bs As pour représenter la France.

Qu’on le veuille ou non, c’est ainsi que cela sera perçu par les Institutions Françaises (car ne l’oublions pas, ces pré-sélections sont parrainées par Jack Lang) et les Institutions Argentines.

Si nous ne voulons pas que l’image du tango en France ressemble a une mascarade, il faudrait donc y participer, et montrer ce qui pour chacun d’entre nous est le tango.

Si nous laissons les choses s’installer, ce que nous redoutons risque de se passer.

Nous ne sommes pas pour le championnat, mais nous prenons cet événement, comme un droit de vote.

Et il nous semble que voter blanc, c’est laisser la place libre à tout et n’importe quoi….

Soyez certain de notre bonne volonté, nous respectons les opinions de chacun et nous ne voulons pas être la cible de certaines agressivités….
Amicalement,
Adrian y Amanda »

FIN DU 2E MAIL


PERSONNELLEMENT re… (avis largement développé par rapport à la newsletter de la semaine dernière)

Personnellement donc, j’avais été invité aux 1ers championnats du monde qui avaient été organises il y a 3 ou 4 ans maintenant je crois.

La délégation parisienne (française?) étant a priori composée de Orlando Dias et Delphine Robin, Thierry Lecoq et Véronique Bouscasse, et donc moi-même (invité tout seul a priori)
(je me tiens à ce que j’ai vu à l’Ambassade d’Argentine à l’époque).

C’était peut-être une sélection, ou ce n’était peut-être qu’une pré-sélection (mais bon, entre le grand maître (Orlando Coco DIAS) et faisant partie des grands maitres européens reconnus, Coco Dias, et les jeunes qui montaient, et vu la représentation du tango de l’époque à Paris, ce n’était pas clair, rien n’était clair à l’époque en fait (et çà ne l’est toujours pas apparemment)), mais c’était sans doute une première sélection sur invitation.

1 – J’avais décliné l’invitation (en 5 minutes, à mon niveau c’était réglé) en disant en substance qu’à mon avis l’esprit du tango par essence (créativité, indépendance, unicité chorégraphique et « artistique » de chaque danseur)

n’avait a priori pas grand chose a voir avec l’organisation d’un championnat du monde qui nécessite a priori jugement, donc … critères de jugement, quasi-codification (donc restrictions), et jugements souvent arbitraires voire … en l’occurrence risque de jugements tout à fait partiaux.

Ce même s’il y a effectivement toujours eu des championnats de quartier, ou des concours à Bs As…

C’était mon avis du moment et basta…!
La discussion, à mon niveau, restait ouverte (je suis toujours prêt a discuter), mais me semblait définitivement partie sur de mauvaises bases d’emblée (surtout voyant quelques minutes plus tard les conditions financières accompagnant le « package invitation » (voir plus bas)).

2 – Je n’avais de plus jamais spécialement travaillé mon tango ni eu de partenaire digne de ce nom (cad « prête à travailler », pas seulement à … danser, s’amuser ou « parader » (sourire)), donc je ne me sentais pas vraiment concerné, et même un peu étonné d’être ainsi sollicité (au début je croyais même qu’on me demandait simplement d’en parler autour de moi).

Puisque tant qu’à faire … faire un premier championnat du monde, autant crédibiliser au maximum l’evenement en commencant par inviter les meilleurs danseurs (professionnels et reconnus) de la planète Tango(du style Oswaldo ZOTTO, Pablo VERON, Gustavo NAVEIRA y muchos otros…),

et sauf à travailler comme un dingue pendant des mois (ce qui aurait été le cas), je n’avais (a priori) rien à faire avec ces gens-là.

Ceci étant dit, je me suis vu, il y a peu, filmé au débotté dans un DVD commercialisé il y a maintenant quelque 5-6 ans, et j’avoue que, m’attendant à être exceissivement critique vis-à-vis de moi-même, j’ai eu la grande surprise de trouver, plusieurs années plus tard que c’était … très très bien.

Du milonguero made in moi-même souple, ondoyant, chorégraphique également, musical enfin…

UN OBJECTIF FINANCIER PEU DISSIMULE

3 – Enfin, j’y viens, et ce n’était pas negligeable (dans l’esprit, toujours l’esprit, rien qu’avec çà, ils avaient tout faux, et on voyait a ce genre de « détail » que la chose n’était pas organisée par et pour les danseurs),

certaines « modalités d’inscription » (de l’époque, et j’espère que çà a changé depuis) étaient déplacées, prohibitives voire absolument ridicules:

2000 F d’inscription (300 euros!)
+ les frais de voyages et d’hébergement à notre charge…

Une invitation payante, une « invitation tous frais non payés » en quelque sorte, où l’on devait se sentir honorés d’être invités (çà, à la rigueur effectivement!),

mais surtout sortir le carnet de chèque ou la Mastercard pour honorer l’invitation en question.

Ce qui ajoutait à mes doutes sur le bien-fondé (dans le contexte de l’époque) de l’organisation d’un tel championnat (organisé a la va-vite et sans consulter les danseurs), et n’a pas spécialement contribué à me donner une bonne opinion de la pureté des intentions des organisateurs de l’époque.

L’objectif, au-delà de l’organisation du championnat (qui n’est pas une mauvaise chose en soi, donc je n’ai personnellement pas l’intention de polémiquer là-dessus sur l’idée,

plutôt sur ses modalités) étant relativement clair, faire rentrer le maximum de devises, euros, dollars ou autres.

Le prix du vainqueur était de plus … dérisoire puisqu’on gagnait le droit et l’honneur (quel honneur!, là j’ironise totalement)

de … revenir l’année suivante … faire une démonstration (toujours aucun frais payé, par contre cette fois … on ne payait pas pour s’inscrire
(super, et de nouveau gros sourire))).

SUR QUELS CRITERES OU AVEC QUELLES MODALITES DE JUGEMENT?

Ajouté à celà et enfin, que les modalités de jugement n’étaient absolument pas précisées.

Qui aurait gagné?, sur quels critères?, un couple argentin sans aucun doute… évidemment!

Qui aurait gagne? L’Argentine également (ou l’organisateur!), avec l’objectif évident de faire rentrer un maximum de devises dans le meilleur des cas, de gagner un maximum de fric sur les dos des participants (=danseurs invités!) dans l’autre…

Je rappelle cependant qu’on était a l’époque où il y avait une crise terrible en Argentine (terrible étant d’ailleurs un faible mot), que l’Argentine était littéralement AUX ABOIS.
Ceci n’expliquant toutefois pas cela.

UN PROJET IMPARFAITEMENT FICELE

Bref, disons que le projet était mal ficelé, et surtout terriblement mal et maladroitement présenté (dans l’esprit, toujours l’esprit)
(ce même si … les plaquettes déjà éditées ! et distribuées avaient (vraiment) de la gueule).

Pour être pudique, disons que ce projet n’était donc absolument pas mûr (et complètement bâclé diraient certains).
Je ne suis d’ailleurs même pas sur que le championnat en question aie eu lieu cette année-là.
A vrai dire, je n’en sais rien.

2, 3 ANS APRES, MON AVIS N’A GUERE CHANGE

L’aspect financier « évident et déplace » a sans aucun doute été « retravaillé » (sourire), et la conception de l’idée ou le concept même d’invitation a sans doute également été retravaillé.
Il faut l’espérer en tout cas.

La problématique (et l’aspect polémique allant avec, pour certaines personnes) n’ont par contre sans doute absolument pas changé et n’ont d’évidence pas été résolus de manière satisfaisante.

UN ASPECT TRES INTERESSANT MALGRE TOUT

Le seul aspect intéressant restant clairement (pour moi) de travailler pendant plusieurs mois avec une partenaire motivée, histoire d’être « bien … chaud » pour ces « championnats » (sourire).

Cà oui, c’était intéressant…

(les « premiers de la classe » restant toujours compétiteurs dans l’âme, on ne se refait pas (gros sourire)).

Avec une partenaire ayant un potentiel …, quelque chose en plus par rapport aux autres danseuses lambda

(au niveau de l’allure, de l’esthétique et de ce que cela dégage réellement (un supplément d’âme?))

et prête à mettre tout ce qu’elle a dans le ventre et dans son âme pour travailler, évoluer, monter, tirer le maximum de ses possibilités …
(ce qui est une autre histoire, hum! et gros sourire)

L’expérience m’ayant montré que les danseuses ayant un petit quelque chose en plus (à mon sens, voir plus haut) ont souvent un … gros qqchose en moins (sourire), portant au niveau de la réelle motivation et envie de bosser, de se faire mal, d’aller plus loin,

en quelque sorte a la fois humilité et esprit de dépassement, envie d’aller au maximum de ses capacités et d’explorer en soi ce qu’on ne connait pas encore (et loin s’en fallait donc, dom…mage!)

FAIRE CHANGER LES CHOSES?

Quant à participer pour faire changer les choses, comme l’évoquent nos amis de la Rochelle.

Oui et …non.

Personnellement, je pense que participer à une chose qui est bouclée sans même l’avis des danseurs (par le gouvernement argentin, avec l’aval des Ministères des pays, en passant au-dessus les danseurs), et qui est caricaturale, c’est d’ne certaine manière cautionner d’une manière un peu aveugle.

Alors que si personne ne participe, l’aspect « bidon » devient évident.

Sachant que par contre, comme il y aura toujours des tres bons danseurs qui sont aussi opportunistes (ce qui est leur droit), çà me semble donc assez mal barré pour essayer de faire évoluer une éthique partie sur de très mauvaises bases…

LA SEULE POSSIBILITE, UNE POSSIBILITE INTERNE?

La seule possibilité (on n’est jamais (ou rarement?) mieux servi que par soi-même?), et ce genre d’initiative n’étant absolument pas une chose réservée, organiser soi-même (les danseurs) un événement qui réponde à l’idée que tous et tous (danseurs, maîtres, grands maîtres… eux-mêmes) s’en font

(et çà…, c’est encore une autre histoire, parce que connaissant les « carafons » et les individualismes forcenés (quasiment par définition même du tango et de l’esprit du tango (indépendance, indépendance et encore indépendance…)) qu’il y a dans le milieu, quelle foire d’empoigne en perspective…)

Que des personnalites indéniables, mythiques voire incontestables du milieu, ou organismes indépendants (et non intéressés) ayant contribué ou contribuent à établir l’éthique et à s’y coller.

UNE GAGEURE!

Mais j’ai eu aussi vent que certaines réunions réunissant certains grands danseurs, grands maîtres, carafons et autres individualismes forcenés avaient donné lieu à de belles foires d’empoigne et d’exposition de nombrils, je sais donc que ce n’est carrément pas gagné…

ALLER VOIR CE QUI SE FAIT DANS D’AUTRES DISCIPLINES?

Alors aller voir ce qui se fait dans d’autres disciplines artistiques ou sportives ou ce sont des organisateurs collectifs (FIFA pour le football) voire privés (pour la Formule 1 ou un cas extrême la boxe) qui organisent (indépendants mais souvent ultra-intéressés …financièrement par les retombées parfois énormes (des milliards de dollars), et les compétiteurs qui participent suivant le mouvement, en ayant logiquement souvent du mal a faire entendre leur voix (voire étant là encore les derniers consultés).

PARTICIPER OU NE PAS PARTICIPER?

Participer ou ne pas participer, telle est la question.

« L’important, c’est de participer » disait le Baron Pierre de Coubertin.

Oui, mais dans quel esprit et selon quels critères, qui doivent être clairs pour tout le monde (un chronomètre, un règlement, un score…)?

Ce d’autant que participer à un Championnat du Monde et participer aux … Jeux Olympiques (garants a priori d’une certaine éthique ainsi qu’universalité) ce n’est pas (du tout) la même chose.

Personnellement, j’ai toujours ete indépendant (dans l’esprit et souvent dans le travail), et simplement le resterai en suivant mon éthique et ma ligne de conduite.

ALORS, POUR LE TANGO ARGENTIN, COMMENT FAIRE?

Quand on voit ce qui se passe dans toutes les disciplines artistiques donc par essence subjectives (patinage artistique), avec magouilles au niveau des juges, lobbying forcené, éhonté, voire carrément structurel…?

Participer, c’est effectivement montrer, faire evoluer les choses

Ne pas participer, c’est … rester indépendant peut-être (l’esprit même du tango?), mais en laissant passer le train (un train, pas LE train), et surtout en laissant la place libre à des nuls, bidons (droit à la subjectivité (sourire)) et opportunistes en tout genre qui pullulent dans le milieu (et soyons clairs, dans tous les milieux (professionnels, artistiques…), ce qui n’est donc pas propre au tango argentin).

UN AUTRE ESPRIT?

Personnellement, j’ai organisé sur les Quais de Seine, puis commencé a donner des cours, à créer ces sites, cette newsletter, clairement par envie propre (il y avait qqchose en moi qui « avait clairement « envie » »),

mais aussi (moteur non négligeable) pour ne pas laisser la place aux opportunistes en tout genre du tango (j’en avais un peu marre) qui tentaient de s’imposer et d’imposer « leur soupe ».

Ainsi, sur les Quais de Seine, c’était clairement pour arrêter de m’emmerder avec une musique qui était toujours la même, mal programmée (à l’avance!), alors qu’un DJ digne de ce nom doit programmer au fur et à mesure, en fonction de la soirée qui se déroule, des danseurs présents, de l’atmosphère (unique) de la soiree…

Parce que dans mon esprit, une soirée tango ce n’est pas fait pour s’emmerder, mais pour s’amuser, tester des musiques diverses, voire différentes, danser sur d’autres musiques, d’autres danses également …

… et au moins dans mes soirées, je ne m’emmerdais pas, je ne m’emmerdais plus, et si je m’emmerdais, … j’en étais directement responsable.

Et j’enseigne, je forme (ou essaie de la faire) des futurs danseurs, pas toujours les plus doués au depart, mais qui ont envie de danser (çà se sent dans leurs yeux, dans leurs paroles, dans leurs actes), pour les aider à danser bien et se faire plaisir le plus vite possible,

et je leur donne et apprends ce que l’on ne m’a jamais enseigné (beaucoup), sur plein de choses,

et je donne de mon temps, donne des cours sans faire de pub, « donne un site, des sites (avec du contenu, 150 rédactionnels ou articles), donne une newsletter » (ou je ne parle pas seulement de ce que j’organise, comme ce que je vois abondamment par ailleurs (je n’appelle d’ailleurs pas çà des newsletters)), ce qui me semble traduire un « certain autre esprit » me semble-t-il.

Parce que ca prend clairement sur mon temps de vie ainsi que de travail (qui en pâtit certainement (gros sourire))

Je leur apprends aussi l’aspect musical, musicalité, l’aspect circulation dans un bal… (et la courtoisie élémentaire qui va avec),

l’aspect historique parfois, tout ce qui va à mon sens dans le sens de la culture tango, et je vais par exemple de nouveau mettre a disposition des éleves et adhérents de mon association des CDs de tango (aspect formation à la musique, ce que je faisais déjà l’an dernier),

ainsi que des DVDs de tango et de danse (toutes danses), voire même certains DVDs d’arts martiaux (les artistes martiaux asiatiques ayant souvent une double formation aux arts martiaux et … à la danse y compris classique, à l’Opéra de Pékin ou ailleurs, et d’ailleurs … çà se voit (Jackie Chan, Jet Li, mais Jean-Claude Van Damme également)

peut-être même certaines « vieilles » vidéos personnelles (mais là c’est plus « chaud »)…

ETRE DESINTERESSE OU INTERESSE?

Certains sont désintéressés, aiment, organisent, mettent leur passion, leur temps, y mettent de leur poche aussi parfois, je leur en sais clairement gré, leur ayant dit à chaque fois mon estime de ce qu’ils faisaient (Alain de Caro il y a quelques années par exemple), d’ainsi contribuer à remonter le niveau des choses à Paris, d’organiser des choses d’envergure sans vraiment y gagner personnellement,

d’autres servent clairement d’abord et avant tout leur … nombril et d’abord leur intérêt propre (à ce niveau, je ne citerai bien évidemment personne (sourire)).

Certains, certaines prennent, servent et ne donnent rien. Ou en tout cas pas grand chose.

UNE CERTAINE NOBLESSE DU TANGO?

Au-delà de simplement continuer à danser pour le plaisir, j’ai commencé à faire, à être plus actif pour essayer de contribuer a véhiculer, transmettre quelque chose qui ressemble plus à ce que je considéré être noble dans le tango argentin

(même si je ne cautionne vraiment pas tout ce qui tourne dans et autour du tango, vraiment pas, et même si l’origine du tango ne l’est clairement pas (noble)).

C’est d’ailleurs un peu sur ce critère qu’on m’avait répondu quand j’avais demandé ce que je faisais à l’Ambassade d’Argentine lorsque j’avais ete invité à ce Championnat, et que Carmen AGUIAR, une de mes premières profs, qui a toujours eu et a toujours toute mon estime, m’avait répondu en substance qqchose qui ressemble à çà.

« Parce qu’on pense qu’il y a des gens qui dansent mieux le tango que d’autres, et … (réfléchissant un peu plus avant) qui aiment mieux le tango ».

Ce qui avait l’air clairement (très) important dans son esprit.

AIMER MIEUX LE TANGO POUR MIEUX LE SERVIR

Aimer le tango, avoir une certaine éthique, un certain esprit, donner de son temps, souvent de son argent (au début, entre les cours, les soirées, mais aussi le matériel et surtout la musique achetée à rythme (très) élevé pendant 3, 4 ans pour organiser sur les quais de Seine!!), puis donner toujours son temps, son tango, transmettre, mais aussi ne pas non plus laisser la place aux nombrilistes, illégitimes et aux autres intéressés, qui pour certains, pourtant, au-delà de se servir du tango à des fins clairement personnelles (plutôt que le servir),

contribuent également quand même finalement à faire évoluer les choses dans le bon sens (il n’y a pas que du bon, mais il y a aussi du bon bien entendu), parce qu’ils font des choses, proposent, organisent, avancent…

CE QUI S’EST PASSE CONCRETEMENT CETTE ANNEE-LA (ET LES SUIVANTES)

CETTE ANNEE-LA
les championnats ont peut-être eu lieu, mais il y a sûrement eu des « aménagements  »

(déjà concernant « l’invitation payante » très certainement)

L’ANNEE SUIVANTE

Une énorme campagne de protestation a eu lieu en France.

Et tous les bons danseurs français (ou étrangers vivant en France)

ont refusé de participer à ce championnat, ainsi qu’aux sélections qui se sont déroulées, après des pré-sélections régionales, à PARIS, au PALAIS DE CHAILLOT.

Le couple précédemment cité(argentin), de la Rochelle a participé, et semble-t-il gagné la sélection dans l’une des 2 catégories organisées (tango de salon, tango fantasia).

Donc est allé représenter la France à Bs As.

Donc, déjà, le fait qu’ils soient argentins et représentent … la France me gêne.
Surtout dans ce contexte de faible niveau avéré.

Il parait enfin que leur niveau est tout simplement moyen. Donc représenter la France avec un niveau simplement moyen, ne me semble pas être une très bonne chose.
UNE CONSEQUENCE POSITIVE DE CES CHAMPIONNATS (ET SELECTIONS)?

De jeunes danseurs ont pu s’exercer pour s’y faire les dents. Pour leur formation, cela aura constitué sans aucun doute un excellent « émulateur ainsi qu' »accélérateur ».

Et cela leur aura également permis de bien s’amuser.

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LE BILAN APRES QUELQUES ANNEES

Assez peu intéressé, je n’ai pas trop « suivi l’affaire »

mais l’évolution semble suivre son cours ainsi qu’être globalement positive.

Ainsi

  • ce ne sont pas les argentins qui … gagnent toujours (sourire)

  • la création de la catégorie « tango de salon » (du tango milonguero enlevé » mais sans sauts ni portés, ni lâchers de danseuse), me semble être une très bonne chose

et permet même aux danseuses … enceintes de participer, et peut-être de souvenir même, de gagner… (grand sourire)

pour une des plus belles expressions du tango qui est …

…une danse de couple après tout, et pas seulement de séduction bien évidemment

  • même si clairement, pour le peu que j’ai vu, je n’ai pas toujours « kiffé les gagnants »

mais çà c’est tout simplement inévitable, il y a des bons crus, et des moins bons, des grands gagnants, et de simples gagnants

Mais « affaire en cours » en tout cas et qui semble avoir trouvé sa place dans le petit paysage du tango argentin mondial.

Entonces, « todo va ben » … 😉

(=todo esta bien)

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POUR FINIR, DOUBLE (PETITE) PARENTHESE

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a – LE TANGO, PREMIER ELEMENT INSCRIT AU PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL DE L’HUMANITE DE L’UNESCO
(paru dans le Courrier International)

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/10/06/le-tango-patrimoine-culturel-immateriel

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Le tango est devenu le premier élément inscrit sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité, selon la décision prise par l’Unesco le 1er octobre.

Au total, 76 éléments constituent cette liste, informe la revue Ñ publiée par le quotidien Clarín.

Les Uruguayens et les Argentins, qui avaient présenté cette candidature musicale, se sont rassemblés dans les rues pour danser et fêter la décision de l’organisme international.

L’ambassadeur argentin auprès de l’Unesco, le pianiste Miguel Ángel Estrella, s’est montré ému et a déclaré que cette décision était « un hommage tardif à ces gens très pauvres qui habitaient dans des logements communautaires à Montevideo et à Buenos Aires. Ce sont eux qui ont créé le tango« .

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b – « LE TANGO ETUDIE A HARVARD » (paru dans le Courrier International)

http://www.courrierinternational.com/breve/2007/10/26/le-tango-etudie-a-harvard

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Le tango est désormais « un objet privilégié d’étude à Harvard » se réjouit le quotidien Clarín qui annonce l’ouverture d’un séminaire organisé par « l’une des universités les plus prestigieuses des Etats-Unis et du monde », celle de Harvard, avec le soutien du ministère argentin des Relations extérieures.

Intitulé « Tango ! Danse autour du monde : une transformation globale de la culture latino-américaine », ce « séminaire sans précédent », qui doit s’ouvrir le vendredi 26 octobre sur le campus de Cambridge (Massachusetts), se propose « d’analyser le tango comme une métaphore globale qui puise ses racines dans les secteurs urbains les plus populaires, la marginalisation sociale et l’autorité masculine ».

Les conférences proposées aborderont les thèmes suivants :

– « Borges et le tango »,
« Le tango comme politique : genre, classe et vie urbaine »,
– « Le tango comme forme culturelle : musique, danse et cinéma ».

La programmation comprend évidemment des spectacles de célèbres compagnies de danse, ajoute Clarín.

Et, comme il se doit, « tout finira par une milonga ».