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PROFESSEURS DE TANGO…? VRAIMENT…?
UN PETIT (GROS?) COUP DE GUEULE

actualisé le 11 novembre 2009, relu et coquilles corrigées en octobre 2016

Avec un petit COMMENTAIRE PERSO datant d’aujourd’hui, c’est-à-dire d’octobre 2016: j’étais vraiment … « agacé » à l’époque :-)). Ce qui semble relativement normal puisque je parlais bel et bien de « coup de gueule ».

Le problème étant que ce que j’évoquais à l’époque (en 2009) est TOUJOURS D’ACTUALITE.

A moins d’être ultra-bon, et ultra-doué (pédagogiquement aussi s’entend), on ne devient pas prof en moins de 5-6 ans. Et je ne suis pas le seul à le dire (et à le penser) apparemment, puisque TOUS les GRANDS danseurs le disent également.

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DES « GENERATIONS SPONTANEES » DE « PROFESSEURS »

Au gré de mes pérégrinations tango, j’apprends relativement regulièrement qu’untel ou une telle se met à … donner des cours, envisage de donner des cours, envisage de « faire des démos », et rarement totalement en toute humilité soit-dit en passant.

Pourtant, à vue de nez, souvent petit niveau intermédiaire juste honnête (au mieux intermédiaire-avancé (et encore, scolaire, pour suivre des cours, pas vraiment pour danser, et encore moins enseigner)).

« FAIRE DES DEMOS », mais … DE QUOI? (sourire)

De ce qu’ils ne sont pas capables de faire?, de ce qu’ils ne seraient pas capables de faire correctement
(puisque s’ils font une figure, comme le dirait Daniel un ancien professeur, c’est 1, 2 voire 3 fautes (par figure))
et a fortiori dans MES cours intermédiaires ou dans TOUS les BONS cours intermédiaires de Paris?

Ou alors de faire des « démos » de tout ce que les bons danseurs intermédiaires … seraient capables de faire?

Bon, là, il faut arrêter un peu, je pousse donc un coup de gueule à mon avis justifié et mérité (c’est donc ce qu’on appelle clairement un billet d’humeur).

BILLET D’HUMEUR ET/OU COUP DE GUEULE MERITE

Actuellement, tout le monde donne et peut donner des cours à Paris, on se retrouve parfois dans des soirées a Paris où il y a plus de professeurs que d’élèves.

Ce qui n’est pas un problème en soi (s’ils sont bons danseurs et professeurs évidemment)

mais attention, s’ils sont professeurs, ils ne sont même pas tous bons … danseurs, bien loin de là.

Et pas forcément bons professeurs non plus.

DE TOUS NIVEAUX CERTES, MAIS IL FAUT SUFFISAMMENT DE TEMPS…

Certains sont bons ou très bons danseurs et s’auto-intronisent donc un peu trop rapidement professeurs, ce qui déjà en soi me pose éthiquement problème

(avant 4-5 ans de tango, sauf exception (et encore),

je ne suis personnellement clairement pas pour,

personne n’ayant a priori suffisamment de recul sur sa propre technique (souvent encore imparfaite et encore insuffisamment digérée) pour enseigner),

et surtout de recul sur les problèmes que peuvent rencontrer des élèves, qui le plus souvent, étant là juste pour apprendre et se divertir,

ne sont évidemment pas tous des cracks ou futurs cracks, ne sont pas « doués », ou suffisamment motivés, ont des problèmes soit d’apprentissage, de mémorisation, de coordination de mouvement, de passage de l’intention (mentale) à l’acte (physique ou moteur, ou encore de … guidage et d’écoute de l’autre)

qui, en somme, sont pour la plupart des élèves moyens, plus ou moins doués, plus moins motivés, plus ou moins disponibles (déjà en termes de temps ainsi que de disponibilité mentale)

mais en plus, parfois même des « professeurs »

qui ne sont même pas spécialement bons danseurs (cad par exemple même pas de bons danseurs avancés)

on frise l’outrage au … tango, qui en a cependant vu bien d’autres, rassurez-vous depuis le temps(sourire).

D’ABORD APPRENDRE SOI-MEME, ETAPE PAR ETAPE!

Pour ce qui me concerne, meme si je ne prétends pas faire la leçon, ou être un modèle, j’ai par exemple toujours eu l’optique d’apprendre tout ce que je pouvais apprendre d’un professeur, et d’arrêter les cours avec ce professeur quand je cessais d’apprendre quelque chose (dans les cours collectifs en tout cas).

Je faisais un niveau puis l’autre, ne passais pas au niveau supérieur sans que je n’aie l’impression de ne plus rien apprendre au niveau d’en-dessous.

Et j’ai fait ca avec tous mes professeurs, systématiquement, et avec tous les bons professeurs de Paris de l’époque, jusqu’aux meilleurs de l’époque donc.

Et quand j’ai eu arrêté de prendre des cours, j’avais donc a priori à peu près « fait le tour » de ce qui existait et s’enseignait à Paris.

= je n’apprenais plus rien, travaillais ou imaginais mieux par moi-même,

voire même finissais par apprendre à certains professeurs plus que ceux-ci de m’apprenaient eux-mêmes.

J’avais donc fait à peu près le tour, et pouvais continuer à apprendre/travailler par moi-même.

ETRE BON, C’EST LE MINIMUM (quand même!)

Et, histoire de bien fixer les choses, en termes de niveau de danse, au bout de 6 mois de tango, j’étais dans tous les cours avancés de Paris (ce qui n’est pas le cas de tout le monde je crois), et très souvent le meilleur élève de chaque cours (sauf au tout début dans … les meilleurs cours bien entendu, avec des danseurs bien avancés ce qui est logique) (ce qui est encore moins le cas de tout le monde je crois).

NORMALEMENT, DANS CHAQUE METIER, AVANT D’ENVISAGER DEVENIR U?N BON PROFESSIONNEL, IL FAUT 8-10 ANS DE FORMATION …

Que dire de plus?

Et c’est pareil pour la danse académique puisque d’une manière générale, pour ces cours, il y a les niveaux

  • débutant 1ere année
  • débutant 2e année
  • débutant 3e année
  • intermédiaire 1ère année
  • intermédiaire 2e année
  • intermédiaire 3e année
  • avancé 1ère année
  • avancé 2e année
  • avancé 3e année

Et donc, même si çà peut , pour les gens doués, dans l’absolu, aller un peu plus vite, il faut une petite dizaine d’années pour passer professionnel et envisager d’en faire un métier (parce que danseur, professeur, c’est un … METIER

DES ARGUMENTS ENTENDUS

« HUM » … « ETRE ARGENTIN! »

Chez tous les « gugusses » qui semblent envisager actuellement de donner des cours (ou qui en donnent, je pense par exemple à certains argentins dont le principal argument semble être qu’ils sont … argentins, ce qu’ils assènent moultes et moultes fois à leurs élèves

(comme dirait un des très rares bons copains à moi du tango

« c’est pourtant pas une … excuse » (gros gros sourire)),

je ne vois au mieux qu’un honnête niveau intermédiaire.

Ou juste un peu plus. C’est-à-dire que parfois, ce n’est pas mal, mais que çà ne casse pas des briques.

Technique souvent non digérée, pas de style personnel, défauts de base encore existants… bref…

la mention habituelle:

« peuvent évidemment mieux faire »

Soyons également clairs, a part 2 ou 3 tops danseurs, bien au-dessus de tous les autres (et c’est d’ailleurs pour çà que je les appelle très volontiers des « tops danseurs »), on n’a a Paris essentiellement que des argentins de 3e, 4e, voire 5e zone, qui pour certains ont (d’ailleurs) commencé, continué, fini d’apprendre en France ou en Europe.

Un niveau parfois assez bas, ce qui n’empêche pas parfois d’honnêtes danseurs de faire de tout à fait bons professeurs/artisans/pédagoques, transmettant leur passion/connaissance du tango.

A leur niveau, pas très haut, mais tout a fait honnêtement et décemment pour leurs élèves qui n’en demandent (et n’en feront) de toute manière a priori pas forcément plus.

FAIRE LA « TOURNEE DES COURS », APPRENDRE, FINIR D’APPRENDRE (re)

Mais que tous ces prétendus ou apprentis professeurs aillent donc d’abord faire la tournée des cours, de TOUS les cours de qualité, chez tous les professeurs de … qualité,

qu’ils apprennent, finissent d’apprendre et essaient de comprendre un max (ce que j’ai fait à l’époque, quand j’ai appris, et je n’envisageais alors pas une seconde de donner des cours (ce qui ne représentait et ne représente toujours pas pour moi une … promotion sociale (gros sourire)),

j’avais bien autre chose a faire (ingénieur, journaliste, consultant en stratégie, gestion de projet et … je le suis toujours)),

on pourra alors se dire qu’ils ont été sérieux dans leur apprentissage et leur formation.

« EVITER » DE PRENDRE DES COURS (sic)

Aujourd’hui, on dirait même que certains « professeurs » évitent (sic) de prendre des cours, c’est sans doute pour « garder leur style » (gros sourire), ne pas être déformés par un enseignement de qualité (ce qui arrive parfois),

ce qui leur évite sans doute (et surtout) de se remettre en question, et, plus encore, de … bourse délier.

LES « PLUS MAUVAIS PROFESSEURS DE PARIS »

A une époque (2002-2003-2004), j’avais même lancé (pour rire) l’élection du « plus mauvais professeur de Paris », il y avait de quoi.

Ils (des argentins) n’avaient tout simplement jamais pris de cours/

Le premier a donc été élu (puis réélu) haut la main (quand même) en 2002 et 2003, , faisant entre autres croiser la danseuse en la … soulevant, voire en la poussant plus ou moins délicatement avec le … genou),

le second lui succédant (en 2004), également haut la main, en commençant à donner des cours au bout de … 3 mois!

Au programme de ses cours? Sans doute pas plus que ce qu’il savait (plus ou moins bien) faire à l’époque, c’est-à-dire marche (avec des … grosses chaussures mais des lunettes de … soleil (en pleine soirée (sic)), salidas et ochos.

Pas plus, pas moins…

NIVEAU DE DANSE ET PEDAGOGIE

Pourtant après s’être formés dans tous les bons cours existants (ce qui déjà, est rarement le cas donc), l’idéal serait que leur formation soie déjà achevée (dans un premier temps), ce qui serait le minimum, ensuite ponctuée d’un diplome, ponctuant tant le niveau de danse que de pédagogie (une autre histoire çà encore).

Avec des connaissances minimales donc, en terme de qualité de danse, d’enseignement, de pédagogie, de musique, de culture tango, de style…

Là, si on faisait le tour des connaissances réelles de ces soit-disant professeurs, on frôlerait dans certains domaines (musique par exemple, musicalité, pédagogie, réelle maitrise , et aussi savoir expliquer ce qu’on fait ou montre (et pas seulement montrer, souvent avec des explications complémentaires au mieux incomplètes, au pire inexactes voire induisant carrément en erreur (quand on n’a compris (ou seulement d’instinct) la logique réelle du mouvement, de l’interaction entre danseur et danseuse), pourquoi et comment çà marche), le néant ou au mieux le très approximatif.

MAIS SUFFISANCE RIME SI SOUVENT AVEC INSUFFISANCE…

L’insuffisance de certains les amène à ne faire que du tango milonguero (ou traditionnel, ou encore « vieille école ») tout simplement parce qu’ils ne savent pas danser ouvert.

Alors que personnellement, j’appelle surtout çà « danser pépère » (et/ou mémère), ce qui n’est évidemment pas un service à rendre aux plus jeunes.

SVP NE PAS COMMENCER PAR LIMITER SES PROPRES ELEVES!

Cela les concerne, sauf que faire commencer par le milonguero des élèves jeunes, pleins de vie, de sève et d’allant, revient quasiment à les limiter d’entrée de jeu dans des registres dans lesquels ils finissent rapidement par tout simplement …

… s’emmerder, perdant alors 2-3 ans, voire 3-4 ans (les premières années les plus bouillonnantes et avides d’apprendre)

à n’apprendre … pas grand chose, tout sauf l’équilibre, la coordination, la technique (=le vocabulaire de base), qui leur permettraient pourtant plus tard de bien (mieux) s’exprimer.

Puisqu’ils assènent à leurs élèves naïfs? (qui sont adultes et donc pas obligés de les croire) qu’il faut … 3-4 ans pour apprendre à bien danser.

Alors que, soyons honnêtes, on mettrait sans doute 3-4 ANS à apprendre à relativement BIEN DANSER, mais SANS … PRENDRE DE COURS avec eux DU TOUT.

D’emblée de jeu, on voit donc la dérive …

APPRENDRE … L’ESPAGNOL? BEN VOYONS…

Ou encore certains disent à leurs élèves (c’est un exemple qui m’a bien fait rire), qu’il faut … apprendre l’espagnol pour mieux … comprendre les paroles

(attention, je ne dis pas que c’est sans intérêt (sourire), mais s’ils commençaient déjà par leur apprendre à bouger, à DANSER, ainsi qu’à écouter la musique (plutôt que les paroles),

1 – il y a déjà tellement à faire…
et
2 – on se rapprocherait plus sûrement d’un « état dansant »

C’EST « GENIAL » MAIS … A L’USAGE ASSEZ … NUL EN FAIT!

Alors quand on parle avec certains de ces élèves, ils sont super contents, c’est « super génial », sauf qu’ils ne mettent pas un pied devant l’autre, ont des lacunes énormes ou au mieux importantes,

n’ont pas d’équilibre (l’ultra-base pourtant), les bras qui ne tiennent pas l’abrazo (l’autre ultra-base),

ne savent pas marcher correctement à deux (sic)

ou ne savent pas marcher en arrière (resic, la base pourtant pour les danseuses),

sont raides, tendu(e)s comme des baguettes

(alors que pour danser, il faut apprendre à se délier, à faire les choses en souplesse, sur l’élan, non la force),

ou encore ont une mauvaise posture (il suffit de leur en donner une bonne),

ILS NE SAVENT DONC PAS…

marcher à 2 (çà s’apprend pourtant), marcher en arrière (sic), marcher musicalement (itou), ne savent d’une manière générale pas bouger, s’arrêter, rester en équilibre, se déplacer musicalement ou … en dansant (ce qui s’apprend aussi) ou encore en équilibre (se déplacer en équilibre et oui),

ne savent pas non plus guider, écouter, suivre (le tango argentin est une danse à 2 pourtant),

ne connaissent souvent absolument rien à la musique (sauf pour ceux et celles qui ont abordent le tango d’eux-mêmes par le biais de la musique)…

MAIS QUE SAVENT-ILS ALORS…?

Il y a pourtant tant à dire, à apprendre, à comprendre, ressentir…

LE RELATIONNEL JOUE AUSSI BIEN EVIDEMMENT

Tout çà pour dire que si c’est limité, c’est parfois quand même « génial ».

Il y a alors effectivement la personnalité du professeur ou couple enseignant, leur relationnel, leur gentillesse, l’ambiance du cours, les personnes présentes au cours qui entrent en ligne de compte.

Il faut comprendre aussi que certaines personnes ne viennent pas seulement apprendre le tango, mais viennent aussi tout simplement seulement se détendre, penser à autre chose, passer un bon moment… voire « autre chose » (sourire)…

Ce qui se comprend tout à fait également.

Du côté des élèves cependant.

UN TANGO … « AUTHENTIQUE » (HUM!)

D’autres pour ne pas donner l’impression d’un tango dépassé et rétrograde (qui ne l’est pas forcément), appellent leur tango un tango « authentique ».

Hum! Un tango limité, qui a sans doute son mérite, sauf justement qu’il est (très) limité.

Alors, authentique on ne sait pas, mais limité, très certainement (sourire).

Alors que tous les élèves ne sont pas limités a ce point, et ont au contraire (surtout les plus jeunes) certaines potentialités a élargir et explorer avant de se limiter à des choses dites ou qui se prétendraient « authentiques ».

UN TANGO « THEATRAL » OU DE SPECTACLE (re-hum)

ben, c’est simple, le spectacle c’est quand on sait …faire, quand on est BONS

faire des sauts ou des portés, des chorégraphies compliquées (même si on apprend souvent ce type de tango pour s’amuser)

c’est pour les bons, pour les très bons en fait, pour les danseurs professionnels, ou avancés au minimum.

Donc apprendre ce type de choses à des débutants, je veux bien mais …

… vous devinez ce que j’en pense…

UN TANGO « ENTRE INITIES »

ajoutons pour faire bonne mesure les cours où les « professeurs » empêchent plus ou moins leurs élèves d’aller danser ailleurs que dans leurs cours ou pratiques,

donc d’aller danser en bal, qui est pourtant le « juge de paix »

ce pendant les 3-4 premières années de leur apprentissage (vous parlez d’un « conditionnement », une véritable « mise en cage ou sous verre » oui

bref, cela se passe quasiment de commentaires…

si ce n’est de ce commentaire-ci

effectivement oui, cela doit ainsi empêcher les élèves de se rendre compte qu’ils n’arrivent pas à danser en bal, qu’ils n’arrivent pas à danser avec des élèves d’autres cours,

en somme de se rendre compte que l’enseignement qui leur est dispensé est inapproprié,

et surtout que leurs profs sont assez incompétents, voire nuls

voire encore, surtout attirés par l’appât du gain et le contenu de … leur porte-feuille en fait

(et non par le fait de leur apprendre réellement les ficelles, bases et fondamentaux du véritable tango argentin), qui se danse d’abord en bal, le juge de paix


L’ATTRAIT EGOTISTE ET FINANCIER OF COURSE

L’insuffisance (extrême) de beaucoup (déjà en termes d’honnêteté intellectuelle ou morale, souvent également dans d’autres domaines) les pousse aussi à se saisir du tango comme d’une bouée de sauvetage pour sauver leur image d’eux-mêmes, ou, évidemment, pour essayer de s’attribuer quelques espèces sonnantes et trébuchantes.

Trop radins (ou fauchés) qu’ils sont pour se payer des bons cours, le plus rapidement possible, ils essaient au contraire de se saisir du tango (non codifié, non réglementé, la non « juste » contrepartie de sa liberté) pour bien evidemment essayer de se faire du fric. Et pour ainsi de « se sauver » pour certains.

DES ELEVES « ADULTES » CERTES, MAIS PAS A MEME DE JUGER PAR EUX-MEMES

Je veux bien, les élèves sont a priori des personnes adultes, mais ils et elles mettent alors des années a corriger les défauts (voire les tares) apprises avec ces professeurs limités qui sont deja tout simplement des danseurs tellement limités.

Et mettent alors 7 ou 8 ans a commencer à enfin bien danser, quand ils en auraient mis la moitie voire le tiers ou le quart (ou le dixième) s’ils avaient appris avec de bons professeurs.

Et certains de ces professeurs (je ne parle pas des bons, bien sûr, quoique, parfois) viennent alors parfois me demander des tuyaux, de leur montrer des choses, de leur expliquer pour le milonguero… au niveau musical …

Quand certains autres se rétractent (se protègent?) quand il s’agit simplement d’échanger (bousculés ou se sentant menacés dans leur ego?).

MAITRISER DEJA TECHNIQUEMENT, AU NIVEAU DANSE

Moi, tout ce que je fais, a priori, depuis quelques années, je le maitrise ou j’ai fini de le maîtriser.

Cà a toujours mon but premier, le plus rapidement possible. Mais d’abord et avant tout pour moi pouvoir bien ou très bien danser, rapidement, le plus rapidement possible.
Pour pouvoir oublier les contraintes de la technique une fois celle-ci assimilée.

Et je peux en parler, le communiquer, le transmettre, en parler par écrit également. (ce qui n’est pas à la portée de tout le monde, mais les enseignants n’ont pas à savoir expliquer par écrit, la danse étant déjà pour la plupart bien difficile à mettre en mots parlés, donc à verbaliser…)

Alors la mettre en mots écrits…!

ETRE LEGITIME A ENSEIGNER, DEJA PAR LE NIVEAU DE DANSE

Et je me suis vu filmé il y a quelques années, je ne dansais que depuis 4 ou 5 ans, c’était avec mon amie de l’epoque qui pourtant « débutait » (elle ne dansait que depuis 1 an, 1 an et demi),

c’était dans un style milonguero tout à fait personnel (semi-ouvert), qui permet de faire quasiment les mêmes figures et enchaînements qu’en fantasia ou ouvert,

je suis à peu près le seul à danser de la manière dont je danse (cela peut s’apparenter à du tango ‘salon’),

et honnêtement, je n’ai jamais vu mieux dans ce registre mi-milonguero, mi-fantaisia, que je suis apparemment le seul (ou quasiment le seul) à danser.

Alors j’observe aujourd’hui que ce tango milonguero enlevé de démonstration commence à se développer depuis 1-2 ans dans le tango de démonstration, et même qu’une catégorie « tango de salon »

(cad sans sauts ni portés) a été créée aux championnats du monde.

Et très honnêtement, j’en suis tout à fait satisfait, puisque cela correspond pour moi à une des réelles spécificités de la musique tango qui se transpose alors sous forme de danse milonguero mais de spectacle, enlevée, spectaculaire parfois même.

A l’époque, c’est d’ailleurs la période où j’ai été contacté pour faire les premiers championnats du monde de tango.

En voyant cette vidéo il y a quelques mois (que m’ont passé certains élèves bien intentionnés (sourire)), j’ai mieux compris pourquoi.

Et pour tout dire, si je m’étais vu danser a l’epoque (on ne peut pas me reprocher d’être nombriliste, je ne me suis en effet jamais vu filmé et donc fait filmer avant 10 ans de tango),

j’aurais enseigné (pour transmettre) bien plus tôt, déjà parce que je me serais senti légitime et légitimé a enseigner et transmettre ce que je savais et étais apparemment déjà capable d’exprimer à l’époque (en termes de technique, d’expression, de fluidite, d’agileté, de « musicalité implacable » déjà également).

*

Si ma maîtrise de tout ce qui existait était déjà forte à l’epoque (quand je me suis vu danser, je ne comprenais même pas tout ce que j’étais en train de faire, d’improviser !), elle s’est logiquement renforcée, renforcée jusqu’à ce que, il y a 2, 3 ans, poussé aussi depuis plusieurs années par certains autres professeurs (certains copains, certains de mes professeurs qui ne comprenaient pas que je ne passe pas le pas (çà ne m’intéressait encore)), certains professeurs connus mondialement qui tournent depuis le monde entier depuis des années, ou encore certains danseurs de ma génération qui ne comprenaient que je n’enseigne pas encore et qui m’y poussaient justement pour « remonter le niveau »),

excédé par la mediocrité de certains enseignements à Paris, et de certains professeurs donc (avec les conséquences qu’on sait au niveau de leurs élèves (qui déjà, ne savent pas circuler en bal, au bout de plusieurs années !!!)), je ne décide de franchir le pas, juste pour le fun, pour prolonger mon plaisir de la danse à travers l’enseignement et ainsi transmettre un peu ce que j’avais appris de lmes propres priofesseurs (et ce que je n’avais pas appris d’eud non plus, c’est-à-dire pas mal de choses quand même au final) et aussi pour « vérifier ».

Egalement poussé par les centaines et milliers d’initiations que je menais depuis 2 ou 3 ans sur les Quais de Seine. Parfois au bénéfice même de ces mauvais professeurs, venant faire de la pub sur les Quais de Seine, en profitant même pour dégoiser sur les cours que je donnais, parlant même de leurs cours comme « de vrais cours ».

Bref, le comble! (sourire)

LA MAITRISE DE LA DANSE, DE LA TECHNIQUE, DU CONCEPT DE LA DANSE ET DE LA TECHNIQUE, ET DE LA PEDAGOGIE EGALEMENT BIEN ENTENDU

Et parce que je me sentais aussi arrivé à un niveau de recul et de maîtrise suffisant (cad quasiment total, pour TOUT ce que je fais) pour le transmettre cette fois optimalement.

LA REELLE MAITRISE (y compris théorique) POUR OPTIMISER L’ENSEIGNEMENT

Parce que quand je prends des élèves danseurs au départ pas doués du tout, mais pas du tout (dont certains, décourages, déprimés, venant d’autres cours),

dont certains « amis » bien intentionnés disent à mots plus ou moins couverts ou amènes « il ou elle ne dansera jamais bien », et qu’au bout de quelques semaines (pour les « décoincer ou regonfler »),

au bout de quelques séances, quelques semaines, quelque 3-4 mois, 5-6 mois ou 8-10 mois (au max) pour les autres, j’arrive à les décoincer ou à les faire marcher, bouger, danser déjà correctement, musicalement, sans défauts majeurs (les défauts habituels des débutants en tout cas), et que la courbe de progression est continue, constante, croissante, que le potentiel continue à se dévoiler, à se développer, quasiment sans limite, je me dis que je vais vraiment dans la bonne direction.

Quand je vois que mes élèves deviennent tous créatifs très rapidement, itou, je me dis que mon enseignement n’est pas limité, au contraire toujours davantage ouvert.

Quand je vois que j’arrive a faire des bonnes danseuses quasi intermédiaires, voire intermédiaires-avancées (cad, synthétiquement, sachant bien suivre, tourner et faire des boléos a peu près correctement), de tous âges, en 25-30-40 cours (selon l’âge et le degré de motivation et d’investissement), je me dis que je vais a priori dans la vraiment bonne direction.

Quand je prends une danseuse débutante-intermediaire (1 an et demi de tango, mais à potentiel non encore dévoilé, défloré) et qu’en 1 mois et demi, à raison de 3 petites séances de travail par semaine, j’en fais une danseuse avancée, avec un niveau quasi professionnel sur certaines séquences (un niveau qu’elle n’a jamais retrouvé depuis, et ne retrouvera pas d’ici 2-3 ans avec ses « professeurs lambda, peanuts, cacahuètes ou quantites négligeables »), en travaillant simplement sur les fondamentaux, équilibre, posture, sur le milonguero, le milonguero fantasia, le fantaisia, les principes techniques, puis la technique à fond, mais abordée sous l’angle de lui donner les moyens de suivre n’importe quoi (et non d’apprendre des figures), la musicalité, la capacité a suivre tout et n’importe quoi, je me dis forcement que je suis dans le vrai.

Avec moi, il ne faut pas 3-4 ans pour bien danser, au bout de quelque 4-5 mois, ou au pire de 8-10 mois, un an (soit à peu près 40 cours), même si on n’est pas doué, on se débrouille déjà correctement, on a un minimum confiance en soi, on a déjà un bon vocabulaire de base, on gère le bal également et surtout, on arrive à se faire plaisir.

Par contre, il faut aussi se prendre en charge, aller danser en dehors, danser, pratiquer, se passionner également un minimum.
Et parfois, il faut aussi un peu de temps, de patience, pour dépasser certains blocages, physiques, mentaux.

MAITRISER SUFFISAMMENT AFIN DE POUVOIR HONORER, RESPECTER LE DESIR AINSI QUE L’ENVIE (SOUVENT PROFONDS) DES ELEVES

Tout çà pour dire que beaucoup ignorent même ce qu’est le concept de maîtrise, de transmission, d’optimal. Ils ne connaissent qu’approximation, ego boursouflé, suffisance et insuffisance, bouée de sauvetage, et au final mépris de leurs élèves et surtout de la valeur symbolique de l’argent que ceux-ci leur donnent

(une valeur SYMBOLIQUE pourtant tellement importante en matière de rêve, d’investissement personnel, de confiance également…).

ET A BUENOS AIRES?

A Bs As (Abréviation de Buenos Aires), il parait également qu’il y a de tout, du bon, du mauvais, du moyen, du mauvais, du très mauvais, du n’importe quoi, tout est libre, sauvage, non codifié.

Dommage qu’en France, on semble aussi partir dans cette voie. Dommage!

*

Voila, c’était mon coup de gueule de la semaine.

Justifié je crois, totalement justifié même, j’en suis absolument certain.

Et il y aurait bien d’autres choses a dire dans plein d’autres domaines (toujours inhérents au parfois vraiment petit monde du tango a Paris).

Récemment, j’ai en effet eu du bon (gros) blé a moudre (sourire).

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ET QUID DE LA FORMATION DES PROFESSEURS?

Ca va a priori dans le bon sens? (formation des professeurs de tango)

http://www.real-academia-tango.fr/

A voir cependant, puisque si l’organisme est privé et les formations … payantes, on peut se demander quelle légitimité a cet organisme à dispenser ce genre de formation.

Mais … çà semble quand même commencer à aller dans le bon sens.

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