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FILMOGRAPHIES TOUTES DANSES

actualisé le 15 novembre 2010

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DIRTY DANCING (Patrick SWAYZE)

Un des films fondateurs au niveau de la danse de couple ou à deux auprès du grand public, cinématographique en tout cas
(bien après les fred Astaire, Ginger Rogers, Cyd Charisse, Gene Kelly… bien entendu).

A mettre sur le même plan que « la Fièvre du Samedi Soir », « Grease » (et même « Grease 2″), « Staying Alive », « Flashdance », « Fame » (celui d’Alan Parker) pour le disco et la danse à la fin des années 70, le début des années 80.

Toute une époque !
Mais pour la danse de couple qui était assez délaissée à l’époque (puisque mis à part les slows qui résistaient encore un peu, on commençait à danser tout seul dans les boîtes).

Un film culte qui a renouvelé la comédie musicale

Un comédien danseur excellent Patrick Swayze, qui était aussi et surtout un danseur chevronné dirait un chorégraphe (au contraire de John Travolta pour qui c’était assez net), dont la qualité de danse, d’échange avec la partenaire, le charisme, la présence à l’écran ou le jeu d’acteur, parfois dramatique, ont donné envie de danser (ou de retourner danser) à des générations d’adolescents ou jeunes adultes.

Le Dirty Dancing en question étant le « scandaleux » Mambo.
Un Mambo avec une majuscule, parce que dansé ainsi, il réacquiert ses lettres de noblesse, un peu mis à mal dans le mambo de salon connu par chez nous (par exemple), puisque alors édulcoré et même privé de sa substantifique moelle.
Le Mambo qui n’est pas obscène mais sexy, sensuel et excitant, ondoyant, lascif, littéralement sexué, qui donne envie de danser avec quelqu’un qu’on ‘aime bien’ à tel point c’est sexy, sur une bonne chanson et avec un bon partenaire.

Une danse qui fait prendre conscience de sa sexualité et de sa féminité (resp. masculinité)
Ou qui exprime encore « l’expression verticale d’un désir horizontal », où le fait de prendre à l’époque une femme dans ses bras était cnore un acte chargé de sens (et de désir).
L’ambiance est électrique, les couples se contorsionnent sur les rythmes lourds et syncopés d’un classique du Rythm’n Blues.
Cette danse, sensuelle, provocante, c’est le « Dirty Dancing ».
Une danse que tout le monde danse si on est un homme (là-bas).

Une danse sensuelle, à deux

EN 1963, la révolution sexuelle n’a pas encore eu lieu. Le seul moyen de se rapprocher, c’est de danser, serrées l’un contre l’autre, c’est comme des préliminaires. Mais c’est à la fois romantique, mais aussi très physique et tactile.
De danser avec les autres, c’est formidable, d’enlacer une personne et de danser joue contre joue, hanche contre hanche, bassin contre bassin, ou épaule contre épaule peu importe, mais ce qui importe est de se toucher, et ainsi de communiquer, ce qu’est somme toute la danse après tout, d’abord et avant tout une forme de communication

On pouvait (et on peut encore aujourd’hui) ainsi espérer que cela continuera(it) à inciter les gens à danser de nouveau ensemble, par exemple avec des danses comme la salsa ou encore le tango argentin, avec des bals qui avaient perdu la place qui était la leur, mais qui résistent et existent encore, et pourraient redevenir ce qu’ils étaient.

Des danses très sensuelles, qui sont de l’époque

Avec une danse une célébration du moi, mais qui exige parfois également de danser et travailler jusqu’à son dernier souffle, et qui, les yeux dans les yeux, laissent perler (ou s’imposer) un érotisme (plus que) latent.

Les danseurs du film ne sont clairement pas tous des danseurs (ainsi de la partenaire de Patrick Swayze (Swayze qui a par contre une sacrée présence)), mais çà danse, et surtout « çà exprime quelque chose« .

Ce qui est quand même d’abord et avant tout l’essence de la danse, cad d’exprimer quelque chose qui est en soi.

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LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR (John TRAVOLTA)

Déjà, au niveau de la danse pure, à l’époque ou un peu plus tard, j’avais trouvé çà relativement moyen, en termes de pureté de danse s’entend. Cad qu’on voyait que si Travolta « touchait bel et bien sa bille », avait de la technique, des pas, ainsi que des enchaînements (de ces enchaînements qui font « lever les foules » (sourire)), il n’était pas danseur.
Il dut s’entraîner pendant des mois pour maîtriser les pas du disco, avec une gestuelle de danseur ordinaire et non de danseur).

Mais le disco c’était çà, des illustres inconnus, non danseurs, ou danseurs du week-end ou encore « du samedi soir », qui développaient leurs dons normaux (ou spéciaux) chez eux, dans leur coin, leur chambre, leur appart’, ou encore dans une salle (comme le tango en fait), mais aussi leurs trouvailles, gimmicks ou manières de bouger parfois si particulières.
Si longues (parfois) à mettre au point, et si « rapides à pomper » (souvent)
(alors que pour certaines choses plus techniques (mais certaines séquences ou pas disco étaient assez techniques), style le moonwalk de Michael Jackson, c’est relativement faisable de pomper, mais « il faut quand même s’y coller » et … bosser).

Un film, une musique, une danse et un microcosme où les interactions entre musique, danse, drague et drogue sont magnifiquement représentés.
C’est en effet l’histoire d’un paumé de Brooklyn qui essaie de sortir de sa condition de vendeur de couleurs (peinture) par la danse.
Travolta se montre un magnifique danseur !

Et malgré tous ses travers (racisme, machisme, homophobie latents…), son personnage est très attachant.

Je retiens le jeu intense, à bout de souffle de John Travolta, magnifique rebelle, égoîste voire raciste donc (mais c’est la loi de la rue) parfois, sans doute un jeune avec panache mais sans avenir qui cherche la gloire (de quartier ?) en dansant, au jeu pourtant intense et dramatique.
C’est un film qui a touché tout le monde (c’est-à-dire que tout le monde s’est senti plus ou moins concerné, puisque tout le monde connaît la danse, et comprend également la poursuite de la maîtrise d’un don et de l’illusion qui peut en découler), qui représentait les désirs de la jeunesse, un film universel.

Film qui laisse une impression forte ainsi qu’un témoignage fort (et nostalogique) sur le disco et toute la période disco.
C’est le film qui a déclenché le disco inferno (pas mal les coiffures, ainsi que le style polyester :-)), qui a fait d’un acteur de télé une superstar, qui en enfilant son costume blanc étriqué est devenue une icône.

C’est un film également grinçant qui a déclenché la fièvre du synthétique.
Où tout commençà avec une démarche, avec la balade de Travolta dans le Brooklyn de la fin des années 70 introduisant une ère nouvelle dans la culture et la musique pop.

Puisque oui à l’époque, la révolution rock était devenue sérieuse, ennuyeuse.

Et alors le disco, musique relativement simpliste et « innocente » (milieu noir et gay), est apparue, aussi innocente comme la pop des années 60.

Après le Vietnam, le Watergate et une interminable récession, les gens voulaient échapper à cette réalité. La réponse n’était pas (ou plus) dans les chansons de Dylan, les gens voulaient prendre un verre, faire l’amour et oublier.
Le culte de l’épicurisme était là et dans les temples du plaisir des années 70, les citadins allaient danser pour oublier leurs soucis, n’y allaient certes pas pour parler politique.
On se faisait beau, on voulait danser, boire, « être vu », mais aussi voir ainsi que « donner à voir » (« es-tu aussi bon au lit que sur la piste ? »).

Ayons conscience qu’avant la sortie du film, le disco était encore un mode de vie totalement underground.
le disco étant alors un phénomène purement new-yorkais, confidentiel, confiné dans un milieu encore essentiellement noir et … gay (remember les Village People).
Et que cette ambiance de drogue et de sexe n’avait jamais été rendue au cinéma.

Cad qu’on ne dansait pas (encore) le disco dans les VVF (Village Vacances Famille)), très très loin de là…

On voyait le DISCO à l’écran pour la première fois.

Et l’arrivée de Travolta dans les salles, ses costumes ainsi que ses déhanchements, furent et devinrent alors un PHENOMENE DE SOCIETE.

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GREASE (John TRAVOLTA, Olivia Newton-John)

Pour l’instant, pas de souvenir marquant, sauf que c’était une suite (à succès) de la « Fièvre du Samedi Soir ».

Et pas encore revu, j’en parlerai donc un peu plus tard

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STAYING ALIVE (John TRAVOLTA, mis en scène par Sylvester STALLONE)

Souvent (très) sous-estimé, mis en scène par Sylvester Stallone, qui a d’ailleurs fait beaucoup fait travailler physiquement John Travolta, qui s’est beaucoup « étoffé physiquement » à l’occasion.

Personnellement j’adore l’énergie de ce film (comme de celles de l’ensemble des films ou réalisations de Sylvester Stallone d’ailleurs), la scène de danse de fin sur scène est spectaculaire et superbe. Superbe d’émotion également.

Et les danseurs sont plus danseurs que dans les Fièvre du Samedi Soir ou autres Grease. en clair, ce sont ds danseurs.

Mon coup de coeur à moi.
Au point même de ne pas trop comprendre ceux qui glosent très volontiers sur ce film.

Avec même un final christique très « thrillerien » à tendance … SM même (sourire).

Ce film est en tout cas une oeuvre assez « insolite », évoluant aux frontières à la fois du cinéma expérimental underground new-yorkais, de l’esbrouffe hollywoodienne absolument décomplexée, ainsi que de l’avant-garde paroxystique de type européen.

« Une production donc assez inoubliable?, d’une modernité stupéfiante et superfétatoire?.
Pierre angulaire du cinéma moderne!? »

N’en rajoutons peut-être pas, puisque l’on sait que tout le monde est très loin d’être d’accord au sujet de ce film.

Mais il y a de l’idée quand même.

A noter pour terminer cette réplique (se voulant humoristique) du film :
« Pas mal ton chapeau, ils font le même pour hommes ? »

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GREASE 2 (Michelle PFEIFFER)

Une suite de Grease, comme son nom l’indique bien, mais … en moins bien.

pas encore revu, j’en parlerai donc plus tard

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HONEY (Jessica ALBA)

Avec Jessica ALBA, Mekhi Phiher, et la chorégraphe qui joue et danse aussi dans le film Laurie Ann GIBSON

C’est du hip hop, la « danse populaire d’aujourd’hui » et c’est Jessica Alba.

Le film en lui-même est généreux, mais « gentil », au niveau de l’histoire et scénaristiquement parlant.
Que ceux et celles qui n’aiment pas la danse passent leur chemin.

En première vision, on n’en sort pas avec grand chose, juste 1 ou 2 trucs, et pourtant, bonus et réflexion également aidant…, il y a beaucoup à dire en fait.


DES SCENES A VOIR

L’INSPIRATION DE LA NATURE OU DE LA RUE (la scène et la chorégraphie « basket »).

Une scène que j’ai personnellement très clairement retenue, la scène « d’inspiration basket » pour l’élaboration d’une chorégraphie où il manque le truc qui va marquer, qui va faire la différence.

Une scène de rue, où la chorégraphe en mal d’inspiration tire directement parti d’un match de basket vu dans la rue (ou dans un gymnase), avec flash et utilisation immédiate sur le mouvement et la gestuelle basket (le jonglage, la passage du ballon d’une main ou d’un côté à un(e) autre), qui va au final inspirer et permettre de pondre une vraiment chouette chorégraphie. Avec cette fois le truc vraiment en plus.
Une direction de travail et d’inspiration de plus pour nos danseurs chorégraphes de tango.

UN PARALLELE INDISPENSABLE AVEC LE TANGO

Le danseur de tango puise également autour de lui pour repomper sur les autres danseurs (voire sur les autres danses), et à l’origine pour mimer les scènes des faubourgs, de sortie de bal, les batailles à coups de pied, coups de couteaux, les affrontements de la vie, les affrontements ou rapports entre hommes et femmes, teintés de ces touches de sensualité ou sexualité qui animent toutes ces étreintes tango…, et même pourraient plus ou moins s’inspirer des chorégraphie des animaux ou oiseaux pour séduire leur belle ou promise…

De même que toutes les danses à l’origine (africaine, jazz, voire classique dans un autre registre) ont copié la nature, les rythmes et accouplements de la nature, du cosmos et de l’univers.


D’AUTRES SCENES, le HIP HOP DE RUE OU EN SALLE DE DANSE

Certaines chorégraphies de clip vidéo, façon hip hop, new jack, dont l’une des précurseurs a été Janet Jackson, on pourrait même citer son frère Michael Jackson.

Le hip hop de rue (sur les mains, la tête), certains (parfois très jeunes) danseurs sont vertigineux.

Certaines gestuelles, fluidités ou rapidités d’exécution sont également frappantes (un petit jeune, moins de 10 ans vers le milieu du film), pour moi en tout cas.

La scène de spectacle finale, idem, dont je retiens certaines gestuelles (un grand mince) ou fluidités qui me twistent littéralement l’estomac. C’est le genre de chose qu’on aimerait retrouver et travailler pour soi.

Concernant, Laurie Ann Gibson, la chorégraphe du film, tout ce qu’elle dit (dans les bonus), vous êtes branché directement sur l’essence de la danse:

« Avec le hip hop il s’agit de sensation et de fluidité, écouter la musique et laisser le rythme vous emporter ». Cà pourrait s’appliquer en fait à toutes les danses, mais çà fait du bien de l’entendre dire.

Jessica Alba ou des danseurs parlant d’elle: « elle est l’art qui imite la vie/ elle me donne toujours de bons trucs, de bons pas, ce qu’il faut faire ».

UN NIVEAU JAMAIS ATTEINT DANS LA DANSE POPULAIRE ACTUELLE

La gestuelle ou le niveau unique de certains jeunes autodidactes dans leurs « spéciaux » (spécialités)

« On ne comprend pas ce qu’ils font parce que c’est si bon ».

« Personne n’a jamais vu ce niveau dans la danse populaire de nos jours, il y a vraiment des jeunes qui ne font que danser et qui ont cette énergie pure et c’est ce qu’ils aiment le plus.
Et c’est ce qui peut les sortir d’un style de vie limité ».

LA PASSION DE L’EXECUTION QUI CARACTERISE LA DANSE (ET AUSSI LE TANGO)

Laurie Ann Gibson parlant de « son élève » Jessica Alba:
« Je voulais qu’elle saisisse la passion de l’exécution, qui vous amène au-delà du simple pas. Pour moi c’est ce qui représente un véritable danseur ».

Je ne saurai mieux dire. Applicable au tango argentin également voire surtout, pour les « empileurs de figure » qui ne dégagent rien et qui donc, ne dansent pas.

Parce que la danse (et le tango), c’est bien autre chose.

MIMETISME ET PROPRIETE
 » Ce sont mes pas, ce sont mes pas  »
 » Tu as volé ses pas « 

ou encore une « perle mimétique » du film:
« Appelle MC Hammer et dis-lui que tu lui voles ses trucs ».

OTRAS ULTIMAS COSAS

  • « Qu’est-ce que je bois? une boisson de vieux » – « du Courvoisier » (rires)

  • si tu es le caïd, tu peux conduire ce que tu veux, personne ne t’embête

  • mais quand tu craques, et c’est drôle en fait…

  • tout le monde rit quand je me mets en colère, je ne sais pas pourquoi
  • parce que tu es comme un gamin qui ne peut pas avoir ses bonbons
  • mais c’est comme çà que je les obtiens »

  • ce sont des danseuses exotiques

  • oui, ce sont des strip-teaseuses, je veux dire danseuses exotiques
  • j’essayais d’être politiquement correcte

  • Jessica ne voulait pas porter cette tenue et faire cette scène, alors je l’ai saoulée (- vraiment saoulée) dans sa caravane. Elle le tenait et le regardait  » je ne mets pas çà « , je lui ai dit, juste pour rigoler, avant de s’en rendre compte, elle le portait

On dirait qu’il a envie de tremper les doigts dans le pot de miel
Il essaie de coucher (c’est drôle quand elle le dit)

C’est Harmonica Sunbeam qui est un travesti très connu à New York

  • « Votre apparence en dit long sur la manière dont vous vous considérez ».

Sans doute…

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BILLY ELLIOT

Un autre coup de coeur. Petit film anglais d’un réalisateur virtuose (Billy Elliot, Full Monty, les Virtuoses), avec quand même 3 nominations aux oscars.
Un petit bijou et miracle débarqué d’Angleterre sans qu’on l’attende et qui touche directement au coeur, un coeur qui ressort du film, comme les yeux, tout émoustillé.
C’est une comédie sociale et dramatique, le rêve au bout de la rue, la découverte et l’exploration du démon et du don de la danse (plutôt que la boxe (ou le judo pour Patrick Dupont)) plein le coeur . Billy Elliot n’est pas un danseur classique (de claquettes ?) mais il vit la danse, joue de manière prenante et émouvante et on ressort avec la grosse pêche.

Patrick Dupont :  » La seule chose qui me calmait c’était la musique. C’était çà ou mourir. La danse me permettait d’exprimer l’amour, l’énergie. Est-ce qu’au paradis on danse ou on fait des maths ?
Danser était une nécessité vitale, me permettait de m’exprimer.
Max Bozzini, son premier professeur et maître :  » aux autres je donnais des cours, à lui je devais lui donner un héritage « .

C’est tout le propos de la danse. Quand le rideau se lève, le temps s’arrête. Lorsqu’un danseur ou une danseuse fait une prouesse ou dégage une beauté inimaginable, plus rien d’autre n’existe. C’est ce qu’on cherche nous dans la danse.
L’histoire d’un enfant qui impose sa volonté au monde extérieur, quel qu’il soit.
Lorsque je danse, je ne suis plus humain, je suis autre. Je suis comme de la lumière, comme du vent, je suis autre, je suis ailleurs, je suis dans un monde où tout est possible.
Je danse par instinct. Lorsque le rideau se lève, j’oublie tout ce que j’ai appris. C’est mon âme, c’est mon corps, je suis en état de veille exactement comme un tigre (arrivée de Rudolf Noureev au Palais des Sports), un animal sur scène prêt à tout bouffer.
Danser c’est partager un moment unique de beauté, d’émotion intense, un moment véritablement précieux et rare qu n’a pas son équivalent dans la vie quotidienne.
Qu’est-ce que çà te fait au juste lorsque tu danses ?
C’est comme si je disparaissais. J’éprouve comme un changement dans mon corps, une sorte de feu dans tout mon corps, je ne suis plus moi. Dans ma tête, je suis comme de l’électricité.
P Dupont :  » je ne suis pas humain, je ne touche pas terre, je suis comme un oiseau, comme une ligne, une boule d’énergie, sans forme humaine, j’oublie la forme de mon corps, je ne suis qu’une énergie, l’énergie qu’on a mise en moi. Cette image est belle parce qu’elle tire vers le haut ».
La fin de Billy Elliott, c’est l’histoire d’un envol, hors champ et en dehors de l’écran, çà laisse une place à l’imaginaire.

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DANSE TA VIE

L’impression d’être « en famille ».
Ils sont jeunes, et viennent de tous les horizons. Ils n’ont qu’un seul but : intégrer le corps de ballet le plus prestigieux du pays. Réunis pour une année au sein d’une écoles réputée, ils vont tout donner pour que leur rêve se réalise…
De superbes parties dansées, deux superbes danseurs…

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CHICAGO

(Rob Marshall, Catherine Zeta-Jones, Renée Zellweger, Richard Gere)

Plein d’oscars (6 quand même!, meilleur film, montage, meilleure musique, direction artistique, meilleurs costumes, et meilleur second rôle (Zeta-Jones)) pour cette comédie musicale au casting hollywoodien, mais personnellement, je n’ai pas trop aimé/flashé sur les …

… scènes de danse!, assez brouillonnes et pas assez esthétiques à mon goût (çà m’a même rappelé la fois où j’étais allé voir le All That Jazz de Bob Fosse au Théâtre du Chatelet, de la danse, oui, mais une facture esthétique moins convaincante), et même si Catherine Zeta-Jones rentre tout à fait dans le cadre de mes goûts et affinités (hors danse), sa danse m’a laissé un peu froid. J’attendais mieux en termes de qualité, d’esthétique et de crédibilité de danse.

A finir de développer plus tard

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TOUS EN SCENE

(Vincente Minelli, Fred Astaire, Cyd Charysse, Jack Buchanan)

Grande comédie musicale et chef d’oeuvre de la MGM (sa dernière comédie musicale en fait),

pas forcément beaucoup de parties dansées, par contre un film de très haute tenue, avec pour fil rouge, sans doute le meilleur scénario pour la manière (et les vicissitudes associées) d’essayer de monter une comédie musicale à l’époque.

Commentaire de Liza Minelli à propos d’une des scènes dansées phares du film dans Central Park (et du couple star):
« Cyd avait des jambes de 30 km de long, Fred Astaire était si grand et si mince que cela me donnait envie d’aller immédiatement dans Central Parl aller me trouver un tel danseur ».

A finir de développer + tard

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A VENIR EGALEMENT

  • WEST SIDE STORY

  • FAME (Alan Parker)
    la comédie musicale culte des années 80, un oscar

  • FLASHDANCE (Adrian Lyne, Jennifer Beals)

  • DANCING MACHINE (Gilles Béhat, Alain Delon, Patrick Dupont, Anne Parillaud, musique de Patrick Cerrone)

J’avais beaucoup aimé ce film, Patrick Dupont, la musique de Jean-Marc Cerrone (« Supernature »)…

  • SHALL WE DANCE (Richard Gere, Jennifer Lopez)

le tempérament de Jennifer Lopez, la fluidité de Richard Gere

  • POLLY ET MOI (Jenifer Aniston, Ben Stiller)

avec une belle et hilarante « scène de salsa »

  • SALSA (un film …français!, de nombreuses fois primé)

  • SIFFLE UN COUP (salsa)

  • ALL THAT JAZZ (« que le spectacle commence », de Bof Fosse)

  • MAGIC OF THE DANCE (danses (claquettes) et chants traditionnels irlandais (Michael Donnehan))

  • PRISCILLA FOLLE DU DESERT (sic) (avec Terence Stamp, Hugo Weaving, Guy Pearce)

ou l’histoire de 3 dragqueens traversant et perdues dans le désert australien

émouvant et drôle

  • GIGI (Leslie Caron, Maurice Chevalier)

  • LA VALLEE DU BONHEUR (Francis Ford Coppola, Fred Astaire, Petula Clark)

  • autres films de Fred Astaire, Ginger Rogers et surtout Cyd Charisse

(de type Swing Time, En suivant la flotte, Top Hat, Shall we dance…)

  • NEW YORK, NEW YORK (Martin Scorcese, Liza Minelli, De Niro)

  • TAP DANCE (Gregory Hines, Sammy Davis Jr.)

  • SOLEIL DE NUIT, superbe de mémoire (avec Michael Baryschnikov et Gregory Hines (claquettes))

  • RIZE (danse africaine)
  • STREET DANCERS

  • THE DANCER (Mya Frye, produit par Luc Besson)

  • SAVE THE LAST DANCE

  • ALIVE

  • ONE LAST DANCE
  • DIRTY DANCING 2
  • DANCE WITH ME (Antonio Banderas)

UN JOUR A NEW YORK (avec Franck Sinatra, Gene Kelly, Betty Garrett, Ann Miller + le plus très drôle Jules Munshin)

Honnêtement un CHEF D’OEUVRE de la comédie musicale MGM :-))), très drôle et divertissant, très bonne musique également, et d’ailleurs récompensé, cela tombe bien, de l’oscar de la meilleure musique.

Ce film a sorti le « musical » (comédie musicale) du monde des studios, révolutionnant ce faisant quasiment le genre, en tournant dans les somptueux décors naturels de New York (Empire State Building, Wall Street, Coney Island, Centrak Parl…).

Les scènes de danse (solos, à 3 marins, les danseuses elles-mêmes, à 6, ou en couple), sont évidemment TRES réussies.

Rien à dire sinon que c’est « A VOIR » pour tout plein de (bonnes) raisons :-))-

 

LA DANSEUSE (sur Loie FULLER, Isadora DUNCAN, avec Stéphanie SOKOLINSKI (SOKO, Gaspar ULLIEL, Mélanie THIERRY, Lily Rose DEPP (Isadora Duncan), François DAMIENS)

Pour la petite histoire Lily-Rose Depp, 17 ans, qui joue Isadora Duncan, est la fille de Johnny Depp et Vanessa Paradis. Lumineuse…

En (très) bref pour l’instant, si j’ai plutôt moyennement apprécié le film (mais j’étais sans doute fatigué, peut-être à revoir donc), je l’ai cependant trouvé TRES instructif.

J’ai par contre trouvé les chorégraphies reconstituée de Loie FULLER juste absolument MA-GNI-FI-QUES… :-)).
Avec une musique prenante, une utilisation des angles de vue, des possibilités matérielles de l’époque, et surtout également des LUMIERES et ECLAIRAGES absolument extraordinaires.

Une grande novatrice, tellement novatrice, pionnière et chercheuse, qu’elle est la seule à ma connaissance à avoir créé et surtout investigué d’autant d’ingéniosité ce sillon de ces représentations poétiques, fantomatiques, théâtrales par le biais de ces simples matériaux (une robe, des mètres de soie, de simples bâtons de bois au bout des bras, des éclairages et lumières époustouflants, de la musique étonnante), avec surtout une mise en résonance extraordinaire entre elles de l’ensemble de ces composantes et moyens d’un spectacle devenu unique en soi.

Des créations, des chorégraphies intensément poétiques, inspirées, constamment surprenantes. Même si elles ne relèvent pas de la danse à proprement parler (un des enjeux de certaines discussions entre Miss FULLER et ISADORA la jeune prodige.

A ce niveau donc, un grand et énorme BRAVO… !! :-))

A suivre

RELEVE (film documentaire de 2h de Thierry Demaizière et Alain Teurial, avec Benjamain MILLEPIED bien évidemment.

Film portant sur la reprise en tant que Directeur de la Danse de la « Maison » (cad l’Opera National de Paris) par le (jeune) danseur chorégraphe Benjamin MILLEPIED en Novembre 2014.

Je l’ai vu hier soir, je n’ai pas vu passer les 2 heures de temps.

On a là le déroulé chronologique des derniers 40 jours (ou à peu près) (création, répétitions, organisation, filage) avant la présentation de ce nouveau spectacle à l’Opéra de Paris.

Jeune, avec un regard moderne, ouvert, cultivé, ayant passé de nombreuses passerelles avec de nombreux autres arts, Benjamin MILLEPIED (et l’objectif de sa nomination très probablement) vise(nt) à apporter un renouveau et un « sang neuf » à la Prestigieuse Institution.

Correspondant avec le départ d’une génération d’étoiles, sa nomination vise certainement à apporter les moyens d’assurer une brillante relève (ainsi que novatrice) avec les nouveaux jeunes danseurs.

Cependant, aussi bien par ses choix créatifs que ses méthodes de travail (managériales, participatives, connectées, numériques) auprès des jeunes danseurs du corps de ballet, vont lui permettre de révolutionner (en très peu de temps) les codes de la danse classique (je dirais plutôt de la danse classique liée à la danse contemporaine).

Le fait qu’il soit encore danseur, inspiré et inspirant (toujours connecté à la magie de la musique et à son âme « africaine » (il a grandi, également en tant que danseur, en partie en Afrique) inspire immédiatement à la fois un rapprochement avec les jeunes générations, tout en inspirant le respect également (il montre, montre l’exemple, demande, démontre par l’exemple).

« Relève » raconte ainsi sur 2 heure de temps le processus de création de son nouveau ballet Clear, Loud, Bright, Forward », une épopée presque incroyable, remplie d’une énergie à la fois puisant aux tréfonds de l’histoire de l’humain (une musique incroyable) ainsi que rpofondément et résolument novatrice.

Tout le vocabulaire, la grammaire et l’orthographe de la danse sont ainsi revisités, réinventés avec « énormément de brio ».

Il touche  » JUSTE ». (« juste » … mon opinion hein)…

A suivre


MUSIQUES, DANSES ET COMEDIES MUSICALES INDIENNES (BOLLYWOOD)

  • COUP DE FOUDRE A BOLLYWOOD
  • SHOLAY
  • DEVDAS

NOTA BENE spécifique:

Pour les Films de TANGO ou sur le TANGO, voir en page

Filmographie de Tango

Pour les Films de SALSA ou sur la SALSA, voir en page

Les Films sur la Salsa

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AUTRES FILMS, MAIS MUSICAUX CEUX-CI


  • THE COMMITMENTS (Alan parker)
    un grans souvenir à l’époque, superbe
  • EVITA (Alan Parker encore, le grand spécialiste des comédies musicales (FAME, THE COMMITMENTS), Madonna, Antonio Banderas)

le film est très bien, mais avec très peu de danse, très peu de tango argentin, alors que le film se passe quand même en Argentine

  • 8 MILE (Eminem, Kim Basinger)

beaucoup aimé ce film, les « battles » de rap dans les garages de la Côte Est des Etats-Unis, le phrasé (et les paroles) assez uniques d’Eminem…

  • RAY (sur Ray Charles, de Taylor Hackford, avec Jamie Foxx (oscar))

un seul mot, superbe, et superbe interprétation de Jamie Foxx qui remporte un oscar pour son interprétation

  • BIRD (sur Charlie Parker, de Clint Eastwood avec Forest Whitaker)

un seul mot, superbe, avec un Forest Whitaker qui gagna ses galons de star

  • la fabuleuse histoire de la MOTOWN

un seul mot, superbe

  • BUENA VISTA SOCIAL CLUB (documentaire de Wim Wenders)

à la recherche du Buena Vista Social Club, un haut lieu de la musique cubaine de la Havane des années passées,

avec des musiciens cubains « hors du temps » tels Ibrahim Ferrer, Compay Segundo, Eliades Ochoa, Ruben Gonzalez, et la participation de Ry Cooder

  • CABARET (Bob Fosse, Liza Minelli, Michael Yorke)

Un film aux 8 oscars, se passant dans le Berlin des années du pré-avènement nazi, juste avant la guerre.
De bons numéros de cabaret, avec un très bon « maître de cérémonies », de belles chansons, Liza Minelli (oscar), personnellement j’aime moyennement, c’est le contexte social et politique
qui valut sans doute au film son statut.

A finir de développer…


mais aussi

  • NEW YORK, NEW YORK (Martin Scorcese, Liza Minelli, De Niro)

  • THE BLUES BROTHERS

  • THE BLUES BROTHERS 2000

  • CAR WASH

  • GREAT BALLS OF FIRE
  • GROOVE

  • DANCER IN THE DARK (Bjork)

  • LE FANTOME DE L’OPERA (Joel Schumacher)

  • CRY BABY (John Waters, Johnny Depp)

  • PURPLE RAIN (Prince)

  • DE-LOVELY (Kevin Kline, Ashley Judd, Sheryl Crow…)

  • LAST WALTZ (Martin Scorcese)

  • THE STORY OF JAZZ

  • la fabuleuse histoire de la salsa

  • Planète salsa

  • Planète samba