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« La Fabuleuse Histoire de la Salsa » (surtout de la musique Salsa, et essentiellement cubaine)

 

Un très bon documentaire d’une petite heure, sur la musique salsa.

 

On on apprend et réapprend tout un ensemble de notions et de choses.

Si le nom de la salsa vient des Etats-Unis, les origines et racines de la musique se trouvent à Cuba.

Cuba étant l’île la plus grande de toutes les Antilles, peuplée de descendants d’esclaves africains, de colons espagnols, de travailleurs chinois et irlandais, de jamaicains, d’indiens et de nombreux peuples encore.

Les origines et les métissages successifs et permanents de la salsa

  • A l’origine première donc, le « son » cubain (années 20, années 30),
  • qu’il  s’agisse du son montuno (un des sous-genres du son)
  • ou du son urbain des années 20,
  • en passant par le mambo (guaganco)
  • et le cha cha

(le son montuno étant lui-même le résultat de la la fusion du son et du guaganco)

intégrant successivement (années 60-70-80)

  • des éléments du jazz,
  • du funk,
  • du reggae
  • et même du rap (pour le phrasé),

en revenant et puisant aux sources

  • de la rumba,
  • de la conga,
  • des complexes rythmes afro-cubains.

Un terme SALSA qui nait à New York dans la 2e moitié des années 60

Le son cubain va constituer la base, à partir de la 2e moitié des années 60, de ce qu’on nommera d’abord à New York, la SALSA, qui est le résultat, la synthèse et l’évolution de plusieurs rythmes cubains et portoricains.

A noter plusieurs choses.

  • le son cubain constitue en lui-même la base musicale de la salsa
  • il existait cependant déjà dans les années 40 un concept très similaire à celui de la salsa: la Latin Music
  • enfin, histoire d’évoquer le son cubain mais dans une optique plus contemporaine, rappeler que Ry Cooder décida en 1997 de reformer un groupe de son avec des légendes oubliées, « Buena Vista Social Club ».
    Wim Wenders faisant de son côté en 1999 un excellent film documentaire éponyme (c’est-à-dire portant le même nom « Buena Vista Social Club ») sur le sujet qui remporta un vif succès dans le monde entier.

L’origine du nom salsa?

En 1970, la FANIA tourna un documentaire pour mettre en valeur les talents de ses stars, (un de ces stars) Johnnie Pacheco a alors sans doute (peut-être?) proposé d’appeler ce courant musical SALSA.

Une nouvelle sonorité

Le terme Salsa rendait compte d’une nouvelle sonorité,  d’une manière plus moderne, plus actualisée d’aborder cette musique enracinée dans les Caraibes hispaniques.

Un terme généralisé même si pas forcément reconnu

Maintenant, nous utilisons (tous) ce terme salsa qui est généralisé, que tout le monde comprend (mais ne reconnait pas forcément), parce que les gens connaissent cette musique comme étant (ou faisant partie) de la salsa.
C’est le pouvoir qu’a eu la promotion commerciale de l’époque.

Cependant et en effet, la salsa n’existe en tant que telle dans AUCUN dictionnaire de musique.

Les évolutions antérieures du son de son côté

Le son après son développement incroyable dans les campagnes a commencé à se répandre dans les villes sous le nom de son urbain.  Puis en dehors de Cuba.

Une appropriation logique des musiciens expatriés

Le « problème » (si tant est qu’il y aie un problème) vient également de ce que les musiciens qui sont partis de Cuba ont essayé (logiquement) de gagner leur vie dans leur nouveau pays avec la musique qu’ils avaient apprise a Cuba, « notre » son cubain. Et parfois donc avec des instruments un peu différents.

Beni More et Perez Prado

Beni Morė montait des orchestres avec des boites de lait concentré dont il faisait des bongos, et des cuillères dont il faisait des claves.

Il s’est uni a Perez Prado de qui il a appris le mambo, mais aussi le principe des orchestrations différentes des orchestrations traditionnelles des Caraïbes.

Une structure comparable aux big bands

Ainsi la Banda Gigante de Beni More eut la même structure que les orchestres big bands de Glen Miller et Benny Goodman

3 orchestres traditionnels

Il existe 3 types ou 3 versions d’orchestres bien distincts dans le monde de la salsa, les ensembles cubains, les orchestres de charanga , les septettes de son.

Le développement à partir du cha cha et des orchestres de charanga

Le cha cha fit son apparition dans les années 50, cette sonorité fut imitée en Afrique et dans toutes les Caraïbes.

A partir du cha cha cha et des orchestres de charanga, ces musiciens ont développé le danzon, chanté le son et la rumba, abordé de nombreux genres de la musique cubaine ensuite développés dans le monde salsero.

Entre le public et les stars de la salsa, il n’existe à Cuba aucune barrière. Ils vivent dans les mêmes quartiers et se côtoient tous les jours dans la rue.

L’évolution du son et de la musique cubaine continue dans les années 60, aussi avec de nouvelles sonorités (issues du jazz notamment)

En 1973, Ira Quere fit une tournée, et gagna un Grammy.
Chucho Valdes avec son morceau « messe noire » a surpris tous les publics nord américains qui pensaient que la musique cubaine avait cessé d’évoluer quand EUX … avaient cessé de l’écouter (sourire).

Ce alors que Cuba avait développé de son côté une sonorité nouvelle (par exemple liée au jazz) pendant que toute cette histoire avec la Fania se passait aux Etats Unis.

La musique cubaine a ainsi continué de se développer, s’enrichir de son côté (indépendamment de ce qui se passait aux Etats-Unis) en dehors de toutes les contraintes liées au show business, avec l’émergence sans cesse renouvelée de nombreux nouveaux jeunes musiciens…

« Enere la Banda » (Ira Quere), énorme émergence dans les années 70

Avec notamment l’émergence ‘énorme) d' »Enere la Banda » (Ira Quere), ainsi que d’orchestres venus de Portorico, du Venezuela (Ruben Blades)

Puis l’influence du rap

Le rap, cette manière de chanter, de phraser, a influencé beaucoup d’expressions dans le monde, notamment la salsa, et spécifiquement la salsa cubaine.
Le rap est ainsi apparu chez Adalberto, chez Formell…

2 manières de danser

On danse la salsa de 2 manières, de la manière Rueda de Casino (en couple), de la manière el Despelote, une manière de danser seul, avec sensualité,  en roulant les hanches, le bassin, en remuant le corps, une manière de s’exprimer vue comme naturelle (et non comme vulgaire) chez les cubains.