Diverses considérations (« utiles »?)

sur les Quais de Seine Tango, passés, actuels, à venir…

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Les Quais de Seine Parisiens et le Tango Argentin (de Paris, de Province ou dans le monde entier), c’est une assez longue histoire en fait.

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Les premières soirées de tango, sauvages of course, ayant eu lieu apparemment sur le Quai Saint-Bernard, à la toute fin des années 80.

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En 87-88-89 selon les divers témoignages.

Ce alors que les soirées rock et salsa avaient également lieu…

Ces mêmes soirées s’étant généralisées dans la DEUXIEME MOITIE des années 90, en passant sur un rythme de plusieurs fois par semaine, puis 5-6 fois par semaine, puis sur un rythme devenu même quotidien, vraisemblablement durant l’été 1996-1997 ou 1997-1998.

Fin des années 90, les quais de seine tango étaient devenus … indispensables

Avant, sachez que les quais de seine tango l’été étaient juste devenus INDISPENSABLES dès l’été venu, ce puisque TOUS les lieux de tango fermaient de fin-juin début juillet jusqu’à la mi-septembre. Maintenant, et depuis quelques années , ce n’est plus le cas.

Personnellement, j’ai organisé mes 1eres soirées de dépannage (j’habitais juste à côté, à Gare de Lyon) durant l’été 1998-1999.
Puis ai commencé à organiser 2 fois / semaine (et souvent plus avec les remplacements ou défections) à partir de l’été 1999-2000.

Avant moi, les Alain de Caro, Temps du Tango, Touré, Ray, Vito, Marielle également je crois, avaient commencé à organiser ponctuellement puis relativement régulièrement sur les quais de seine parisiens.

A partir du moment où l’organisation des quais de seine tango est devenue quotidienne, les Quais de Seine Tango sont devenus (très vite) une véritable institution pour le petit monde du tango parisien.

 

Avec des soirées organisées tous les soirs, d’abord en sauvage (honnêtement, c’était bien mieux) jusqu’au début des années 2000, puis avec des autorisations administratives de danser (qui étaient devenues utiles voire nécessaires?) à partir de l’été 2003-2004.

On peut clairement se le demander aujourd’hui et depuis quelques années en fait… 😦

Puis quasiment mythiques…

Pendant la décennie des années 2000, les quais de seine tango sont même devenus mythiques, avec des organisations tous les soirs, de mai à septembre (et parfois même en avril et octobre, en fonction du temps of course), réunissant de plus en plus de monde, à la fois des danseurs parisiens, franciliens également, puis provinciaux, étrangers et même … argentins qui venaient quasiment en pélerinage estival tous les étés sur le  Quai Saint-Bernard.

Les Quais de Seine Tango parisiens étaient devenus le MUST, à Paris, en France, et même à l’étranger.

Les danseurs parisiens y étaient très attachés, venaient regarder les cours de début de soirée en pique-niquant, y venaient plus tard, en début de soirée, en milieu de soirée, en fin de soirée, cad vers minuit, minuit et demi parfois en semaine.

Les organisateurs étant de fait, pendant cette décennie d’or pour les Quais de Seine tango, les organisateurs ACTUELS, cad par ordre d’ancienneté (sur les quais de seine), TOURE, RAY, et moi-même donc, cad ERIC.

Tour le monde y venait, du monde entier…

Tous les étés, les danseurs parisiens se pressaient, ceux QUI VENAIENT DE PROCHE OU PLUS LOINTAINE BANLIEUE également, les danseurs provinciaux venaient de province parfois également en semaine après le boulot, les danseurs étrangers venaient du monde entier et même d’Argentine donc.

Le monde entier (du tango) nous enviaient les QUAIS DE SEINE tango parisiens.

Quais de Seine Tango qui n’étaient pas, selon les argentins eux-mêmes, certes pas la plus belle milonga (ils ont et avaient les plus belles, évidemment ;-))), mais représentait par contre LE PLUS BEL ENDROIT AU MONDE POUR DANSER LE TANGO.

« Le plus bel endroit au monde pour danser le tango », selon LES ARGENTINS EUX-MEMES donc.

Puis le monde entier a commencé à copier les quais de seine parisiens: New York, Berlin, en Italie…, partout où il y avait une grande ville, une métropole et surtout de l’eau, on a commencé à organiser des soirées tango « on the riverside ». C’està-bord au bord de l’eau, de la rivière, du fleuve ou même de l’Océan (à New York par exemple)…

Les Pablo Veron, Gustavo Naveira, Chicho, Sebastian Arce et Mariana Montes, El Gavito, les danseurs de Tango Pasion et/ou les danseurs de tango argentin en tournée, passaient rituellement sur les quais de seine. Le soir après leur spectacle, ou après leurs stages, master classes…

Avec parfois quelques sessions mémorables de tango se déroulant sur le petit amphi tango des quais de seine.

Des horaires « à la carte », variables

Les soirées commençaient plus ou moins tôt, vers 19, 20, 21 h, 22 h parfois (çà variait parce que c’était et cela restait assez informel) et finissaient le plus souvent vers 2 ou 3 h du matin, même en semaine, parfois 3-4 h du matin (en semaine donc ou évidemment le week-end).

On finissait souvent très tard…

Il m’est même arrivé de terminer à l’occasion à 4 h en semaine, et à 5h et même une fois à 6 h du matin (l’heure des croissants et des pains au chocolat), donc de voir le soleil se lever, certaines veilles de jours fériés (traditionnellement, le 13 ou 14 juillet, ou la Fête de la Musique…).

Bref, c’était devenu TOP TOP COOL … :-)))))

Il y avait beaucoup beaucoup de monde, tous les soirs, il faisait très chaud (ah, ces étés (complets) de canicule, pas comme maintenant avec le dérèglement climatique), tous les étés, les télés passaient, les journaux télévisés, les journaux (Figaro, Paris Match, Nouvel Obs…), les tourneurs de documentaires, peintres et photographes divers et variés …

Cà n’arrêtait pas…

Les Quais de Seine tango faisaient UN TABAC.
Et étaient devenus, l’été tanguero venu, « THE PLACE TO BE »…

L’endroit où il fallait venir danser l’été… :-))

Aujourd’hui quand je vois certains « organisateurs » sauvages, millégaux et autres jeunes DJs ou « organisateurs » penser ou faire mine de penser réinventer la roue, cela fait un peu … sourire. :-))

Mais bon, par nature, les choses changent, évoluent, donc absolument no souci… :-))

DES ALTERNATIVES INTERESSANTES aux QUAIS DE SEINE, le TROCADERO, ou les MILLEGALES…

A partir du début des années 90

Ce même si des alternatives intéressantes se développent, clairement.

Notamment à TROCADERO.

Un autre lieu MAGIQUE pour danser.

Ou d’autres lieux trouvés pour des milongas en extérieur dites illégales (ou millégales).

Bref, il y a un temps pour tout, également un temps … pour tout… :-))

Clairement :-))

Mais revenons un petit peu en arrière, à l’été 2006, un 1er tournant..

Le 1er tournant, l’été 2006

Les Quais de Seine toutes danses étaient devenus un phénomène…

Blindés tous les soirs.

Jusqu’à 1500-2000 personnes sur site le week-end, l’esplanade rock-salsa et les amphis dégorgeaient de danseurs, badauds, touristes…

Et commençaient à attirer quelques convoitises.

Avec des vols de plus en plus sur les lieux (on a mis des chaînes ou des câbles pour accrocher les sacs)

Des  risques d’agression accrus le soir, notamment après minuit et demi, 1 heure.

Suite aux vols et/ou agressions, des trafics petits ou grands s’installaient (puisqu’il y avait de l’argent volé)…

Jusqu’à la 1ère rupture donc, à l’été 2006, la fermeture complète du site en tout cas pour les soirées.
Certes, on commençait à trouver parfois des seringues dans les buissons et parfois jusque sur les pelouses, mais était-ce la solution? Etait-ce une solution?

Réponse: Bof bof…

Les Quais de Seine Tango étaient toujours ultra-côtés, avec toujours les organisateurs actuels, Ray, Touré et moi-même…

Le 2e tournant, été 2008, la 2e rupture, et le  2e « début de la fin »?

Le départ de celui qui avait chapeauté les Quais de Seine Toutes Danses avec bienveillance et un dirigisme qu’on dira « éclairé »:
M. Nicolas MILOSEVIC.

On n’a JAMAIS retrouvé l’équivalent. Ou ne serait-ce que la moitié de l’équivalent.

Pour lui, ces animations semi-spontanées, semi-organisées, gratuites, clés en main, bénévoles, non rétribuées, et sans subventions rappelons-le, à fort contenu culturel, étaient les bienvenues.

Il les avait donc accueillies avec entrain, avec bienveillance également.

Et les 17 services de l’époque (mairie, police, préfecture, propreté, hygiène, DEVE…) devaient simplement le suivre sur ce qui était devenu SON projet (LE NOTRE qui était devenu le SIEN, et qu’il bonifiait), et simplement permettre à ces animations de vivre leur BELLE vie d’animations.

Alors clairement oui, également oui, tout n’était pas parfait. Evidemment.

Les relations inter-associatives toutes danses n’étaient pas toujours au beau fixe (déjà qu’à l’intérieur d’une même danse, ce n’est pas souvent évident), et certains intérêts d’associations étaient devenus (visiblement) trop importants, trop « prégnants ».

Entre les anarchistes, syndicalistes, semi-délinquants, les je sais tout, les emmerdeurs professionnels, les râleurs ou autres casse-c… professionnels, et surtout ceux qui voulaient … « le pouvoir » (et surtout le garder, quitte à vouloir exclure tous ceux qui ne voulaient pas de pouvoir justement), c’était devenu de plus en plus difficile.
Quand les danses minoritaires intriguaient (cad « magouillaient », en permanence) pour devenir majoritaires, alors qu’elles étaient à la base minoritaires, cela devait finir inévitablement par poser un problème.

Les problèmes furent réglés: 1 première fois en 2008, 1 deuxième fois en 2009-2010.

Sans exclusion…

Tout le monde pouvait continuer à organiser.

Jusqu’à ce qu’il vienne à l’idée d’un « élu local » (ah les élus « locos ») d’imposer le président fictif de l’association. En dépit du bon sens.

Pour une vulgaire histoire d’argent? De c…?

C’est ce qu’on m’a demandé clairement… Au niveau des autorités.

Mais bon, à la limite, peu importe.

Mais le bordel s’installait.

Un 3e tournant, en 2010, avec l’annulation complète des animations sur les quais de seine

  • Avec une 1ère saison annulée complètement (2010)
  • des parties de saison annulées (2011), où on commençait le 14 juillet.

Un 4e tournant, en 2012

La Mairie se retirait alors du jeu (très certainement pour éviter les compromissions trop définitives).

Le PAP reprenait le dossier (en théorie) en 2012.

Mais commençait à imposer restrictions après restrictions.

A partir de 2012.

Commençant à massacrer et tuer nos soirées, plus qu’à petit feu. Malgré nos avertissements répétés, nos démarches successives.

Le Maire de Paris qui ne nous répond pas.

Qui ne répond pas davantage à M. L’AMBASSADEUR de la REPUBLIQUE d’ARGENTINE, puis à Mme l’AMBASSADRICE  de la REPUBLIQUE d’ARGENTINE..!!

(il faut savoir que M. L’Ambassadeur en termes de hiérarchie diplomatique, c’est juste … en dessous du Ministre des Affaires Etrangères)

Pour soit-disant des problèmes de nuisances sonores (alors qu’il suffisait de faire baisser le son (ou de mettre au silence) les fauteurs de troubles sonores), LE PAP (avec ses propres « partenaires » (c’est-à-dire sans nous, le MOTEUR DU PROJET) réduisait successivement

  • la durée des saisons ( 3 mois au mieux désormais, souvent 2 mois)
  • les jours de la semaine (en retirant les lundis et mardis, les seuls jours où il n’y avait pas … de troubles sonores, même un débile ou un enfant de 5 ans n’aurait pas osé)
  • les horaires, réduits successivement à minuit et demi, puis minuit, puis 23h30, puis 23 h.
    Et encore on avait échappé (l’an dernier) aux 22h30.
  • Ce certainement pas pour donner du repos aux … riverains mais bien plutôt aux forces de l’ordre elles-mêmes (explication: qui ne sont pas payées en heures sup’ après 22h).

Quand on est allés voir 1 première fois, puis une 2 e fois Monsieur l’ambassadeur d’Argentine, puis Madame l’Ambassadrice, leur tête fut absolument MEMORABLE lorsqu’on leur montra

  • d’abord les plannings où le tango se voyait exclu,
  • mais plus encore quand on leur indiqua / expliqua que les horaires de fin d’activité, étaient désormais fixés … à 23 heures…

Il faut savoir qu’un argentin sort pour aller en milonga grosso modo vers ces heures-là.

Il faut aussi savoir que le week-end quand on sortait avant, on y allait vers minuit et demi, 1 heure, après une 1ere partie de soirée au restaurant, au spectacle, au cinéma, avec des amis, et on allait alors terminer la soirée ensuite en allant danser sur les quais de seine, vers Minuit et demi, 1 heure donc…

Jusque vers 2, 3, 4 heures donc …

Ce parce qu’il y avait grosso modo 3 parties de soirées dans les soirées tango:

  • Une 1ere partie de soirée jusque vers 22h30-23 h, grand public, plutôt débutant, avec beaucoup de bruit, beaucoup de monde, une musique standard
  • Une 2e partie de soirée, davantage mêlée avec des premiers bons danseurs qui arrivent, les gens qui habitent loin ou travaillent tôt le lendemain, les danseurs plus débutants qui partent.
  • Une 3e partie de soirée où les bons ou très bons danseurs arrivent, les professeurs, les danseurs professionnels, les argentins, danseurs en tournée arrivent, les aficionados restent, au péril de leur journée de travail du lendemain parfois (mais avec tant de plaisir)… :-))

Un dernier (mauvais) tournant, en 2016 malheureusement…

« Quand on n’a pas de bons partenaires (sur un projet), et bien, c’est relativement simple, on change de partenaires »… (ou de projet)

Ou le B A BA de la gestion (ou direction) de projet…

 

 

A suivre