LA TECHNIQUE FEMININE … UNE TECHNIQUE VRAIMENT SPECIFIQUE

actualisé le lundi 23 avril 2007

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LES BASES, LE DEPLACEMENT, LA MARCHE, LA MUSICALITE


  • Abrazo
    · Axe
    · Equilibre (jambe, jambe tendue inverse)
    · Le Maintien

Mais aussi

  • Déplacements
    · Transfert d’axes
    · Marche
    · Musicalité

LES ASSEMBLES
· assemblés joints
· assemblés croisés
· assemblés d’attente

LES CROISES
· le croisé habituel
· le croisé plus loin latéralement
· + le croisé en retour de huit, légèrement levé, puis retombé

OCHOS (différentes variantes de huits, et oui!)
o huits « normaux »
o huits arrondis, élargis
o huits pointés
o huits posés
o huits « sur place »
o huits avec battus
o huits avec fioritures (avancés)


Tout ce qui est FIGURES avec LEVES DE JAMBES (souvent demandées par les danseuses, à partir d’un certain niveau (en gros, intermédiaire),

LES BOLEOS

  • tout d’abord travailler l’équilibre, l’axe, la rotation autour de l’axe, la légèreté dans le mouvement et la rotation, le genou de la jambe libre tournant quasiment collé au genou de la jambe d’appui (sinon, pas beau et pas fonctionnel)
  • puis faire des petits ou plus grands boleos,
  • avec le remonté devant du boleo (en détente, sur l’élan)
  • la virgule ou l’hélicoptère derrière (idem)

A noter qu’un boleo bien fait, pour la première fois, par une danseuse, a fortiori qui le cherche depuis des mois voire depuis des années (sic), déclenche quasi immanquablement un grand sourire de sa part, voire des exclamations (plus ou moins fortes de contentement (sic) de la part de la danseuse. Dans le cas contraire, on pourrait aisément se tromper sur la nature de l’activité réellement exercée (un simple boleo) (sourire)

NOTA IMPORTANT: un boléo mal guidé (avec guidage pas clair, brutal, saccadé, parkinsonien (j’en ai vus!), voire même avec des mouvements (appuis, buste, bras) carrément antagonistes…) par le danseur peut être carrément désagréable pour la danseuse,

puisque tous ces mouvements en rotation s’effectuent autour de l’axe de la danseuse, donc ni plus ni moins que de sa colonne vertébrale (donc de son dos, parfois fragile ou sujet à être ainsi fragilisé).

A faire occasionnellement la danseuse, et subir les boléos de danseurs (ou danseuses) peu au fait du guidage confortable et ergonomique des boléos,

je me suis personnellement déjà retrouvé avec le dos vraiment twisté le lendemain (et chaque fois 1 ou 2 jours pour m’en remettre!),

après des boléos qui étaient donc mal guidés (et très peu (garçons comme … filles) le guident vraiment bien, soit en accompagnement, soit en opposition).

Alors qu’un boléo bien guidé est souvent (très) agréable, tout en détente, et donne plutôt … le sourire, ainsi qu’une énergie pour repartir dans une autre direction (voir par ailleurs*).

  • avec DIFFERENTES FORMES DE BOLEOS
  • tendus en bout de course avant (la jambe tendue devant au lieu de remonter devant en forme de boleo habituel)

mais aussi sous forme

  • de PATADAS, espèce de coups de pied (de l’âne?) avec la jambe et la pointe du pied à la fois
    – tenues (pour la forme),
    – tendues (pour l’intention)
    – et … détendues (comme un ressort?) pour utiliser l’élan et l’impulsion donnés par le guidage du danseur
  • les BOLEOS ARRIERE DROITS (détendus, une patada inversée, la jambe partant quasiment en arabesque derrière)

Nota: je l’ai vu faire pour la première fois dans le film « La Leçon de Tango » de Sally Potter, avec Sally Potter, et bien entendu Pablo VERON. Il y a 7 ans donc.

  • les GANCHOS

littéralement « crochet »

  • soit le gancho jambe libre, sorte de CORDE qui vient s’enrouler.

A fond dans le creux de la jambe du danseur, le creux de l’arrière du genou dans le creux de l’arrière du genou.

Il importe alors pour la danseuse de savoir « gancher » en détente, mais aussi pour le danseur de savoir guider le gancho.

  • soit le gancho à l’argentine, plus nerveux, de la danseuse, qui vient littéralement « attaquer » (quasi musculairement) la jambe du danseur. Un gancho parfois très (trop) puissant, qui décolle bien la pulpe du fond (sourire), se traduit quasiment par un coup porté à la cuisse du danseur(mais aussi souvent par un sourire des 2 parties en présence (sourire) devant l’occurrence toujours surprenante de la chose)
  • les SENTADAS (ou littéralement « assises »).
    Au lieu de faire un gancho (la jambe allant faire un crochet à l’extérieur de sa jambe d’appui, la danseuse fait un crochet à l’intérieur de sa jambe d’appui, venant littéralement s’asseoir dessus.

Il convient alors pour la danseuse de savoir « s’asseoir », mais aussi pour le danseur de savoir guider la sentada (plus facile que le gancho ?), qui pourra être confondu avec le guidage du gancho).

Concrètement (ou abstraitement pour certain(e)s, c’est une question de faire passer la jambe libre de la danseuse à l’extérieur ou à l’intérieur de sa jambe d’appui, le reste suit.


LES TOURS (4 variantes principales pour les danseuses)

  • pas réguliers et a tempo
    · mais aussi tourner en lent, lent, vite, vite … lent, lent, vite, vite…

remarque: les pas du tour effectués sur le rythme double donnant un effet de cascade assez agréable

  • d’autres tours tout en avançant
    · tout en reculant

FIORITURES ET AUTRES ORNEMENTS (ADORNOS)

actualisé le mardi 25 octobre 2005


Tout d’abord qu’est-ce qu’une fioriture, ou un adorno: littéralement un ornement…

  • quelque chose de joli (souvent, sinon … ce n’est pas un ornement)

ajouté à un mouvement de la danseuse (le plus souvent),

mais qui ne vient pas modifier mécaniquement ce mouvement principal (sinon, ce n’est plus une fioriture)

ON POURRA CITER

  • LES LAPIS (crayons, dessiner avec la pointe ou demi-pointe du pied)
    – RULOS(frôler le sol en suivant une forme arrondie)
    – ou encore PLANEOS (quand on plane à la surface du sol en la frôlant)
    · devant, derrière le pied d’appui, souvent au moment où le danseur s’arrête et arrête la danseuse en parada
  • les PIQUES (avec la pointe), devant, derrière le pied
  • TAPOTES … (demi-pointe mais aussi talon (haut))

. les PETITS BATTUS devant la jambe avant d’avancer ou en reculant dans la foulée

. les ARCS DE CERCLE ou « RONDS DE JAMBES » (ébauche des boleos de bal en fait) la jambe libre venant se balancer (voire s’enrouler) autour de la jambe d’appui, mais prête à immédiatement repartir dans quelque direction que ce soit impulsée par le danseur

. la jambe qui s’élève soudainement en fin de tango (fin de style Hollywood, toute romantique, lors … du baiser final (sourire)) ou qui s’élève soudainement en cours de mouvement pour retomber toujours dans le mouvement, et sans modifier celui-ci

MAIS AUSSI

  • les FROTTES, remontés (devant, derrière) (attention aux collants), sur sa propre jambe voire … la jambe du partenaire
  • ou autres FILULETES (« filouteries » en tout genre), +/- avec les hanches, les fesses, ou seulement les pieds, mais en faisant toujours attention de rester en connexion avec le danseur (sinon, il risque de devoir vous attendre)

D’AUTRES FIORITURES PLUS « HIGH TECH »?

avec des amplifications des mouvements ou impulsions donnés par le danseur,

ou des légères modifications (par le biais des jambes en termes de direction) ou angulations (plutôt des pieds qui prennent un angle différent mais voulu) et qui permettent littéralement à la danseuse de donner un tour, un style personnel ou unique
à ce qu’elle fait, avec sa gestuelle à elle, sa grâce à elle, sa féminité à elle, ses intentions à elle…

ou encore

des OSCILLATIONS ajoutées au mouvement lui-même, autour de l’axe de la danseuse (le danger étant de perdre la connexion avec le danseur)

des pieds qui twistent sur leurs appuis

des élans ou ralentissements, des mouvements légèrement accentués ou réduits dans leur ampleur, plus ou moins guidés, intimés au danseur

… encore à finir de développer et mettre en mots et en forme


AUTRES FIGURES   – VUES DU COTE FEMININ –

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LES BARRIDAS (BALAYAGES)

Etre active, de manière à ne jamais se retrouver en position de déséquilibre, les jambes écartées.

Ce n’est pas tant le pied qui bouge, qui est balayé, que le centre de gravité qui se déplace et accompagne la jambe, la hanche, créant ainsi un mouvement « cohérent », d’un bloc, où tout bouge en même temps.

LES SACADAS

Attention à l’équilibre, à l’axe, à la rotation. Tout doit être maîtrisé y compris et surtout quand le danseur vient (littéralement) chasser la danseuse, et donc potentiellement « bousculer » son équilibre.
La danseuse doit garder son buste en accord avec le mouvement du danseur, maintenir son équilibre, son axe, ses bras, son abrazo (défaut habituel, qui se déforme au moment du chassé), le tout en pivotant autour de son axe lors de la sacada.
Ce qui veut aussi dire que le danseur « chasse » la danseuse dans un mouvement de rotation autour de son axe (ce qui la maintient en équilibre, sur son axe) plutôt que dans un mouvement de translation, qui va bousculer et la faire sortir de son axe.
Ce pour avoir « les sacadas les plus confortables du marché (sic) ».

LES SAUTS

Etre « active » également pour moins subir l’élévation, mieux maîtriser sa trajectoire, également se faire plus légère pour le danseur, et pour soi-même, au moment de retomber (sinon on … s’écrase (sourire)).


SOMMAIRE COMPLET DE LA PARTIE TECHNIQUE ci-dessous :